VIDEO. Festival de Cannes: Que vaut «Winter Sleep», la Palme d'or de Nuri Bilge Ceylan?

CANNES Un dispositif passionnant, qui révèle toutes les contradictions et les vanités de la condition humaine…

De notre envoyé spécial à Cannes, Stéphane Leblanc

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Winter Sleep
Winter Sleep — Nuri Bilge Ceylan
Une palme d'or méritée pour un film captivant de bout en bout. Alors oui, 3h16, c'est un peu long... Mais c'est le temps nécessaire pour mettre en place un dispositif passionnant, qui révèle toutes les contradictions et les vanités de la condition humaine. 

 
Adapté de plusieurs histoires courtes de Tchékhov, Winter Sleep rassemble une galerie de personnages auquel il est facile de s'identifier, dans un coin perdu de la campagne anatolienne. Un comédien à la retraite tient un hôtel avec sa jeune épouse et sa sœur qui vient de divorcer. De son père, il a hérité de maisons qu’il loue dans le village, mais par ses certitudes et son aveuglement, il suscite sans le vouloir les rancoeurs de ses voisins et les reproches de ses proches...
 

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Fouillant l'âme de ses personnages de fond en comble, usant de ressorts psychologiques d'une finesse incomparable, jouant avec subtilité des contrastes entre une intimité bouillonnante et l’immensité des paysages enneigés, Nuri Bilge Ceylan prend le temps de laisser éclater des disputes mémorables dont nul ne sort indemne. Les multiples péripéties qui se trament au cours du film sont d’autant plus prenantes qu’elles sont universelles.
 
Winter sleep sortira le 13 août sur les écrans français.