Festival de Cannes - Un palmarès surprenant et bourré de grands absents

CANNES La palmares de Jane Campion sort vraiment des sentiers battus...

- De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
Les Merveilles
Les Merveilles — Ad Vitam

Jane Campion et son jury a rendu son verdict. Ils ont choisi en leur âme et conscience quelques films qu'on ne s'attendait pas à voir célébrés et en ont oublié d'autres, qu'on croyait voir au palmarès, au moment de la distribution des prix...

De surprenantes Merveilles...

Histoire d'une famille d'apiculteurs proches de la faillitte, Les Merveilles d'Alice Rohrwacher ne partait pas favori pour figurer au palmarès après avoir reçu un accueil au mieux tiédasse lors de sa projection. La dame est repartie avec le prestigieux Grand Prix. Campion et ses ouailles n'ont donné qu'un simple accessit à l'excellent Xavier Dolan et son Mommy que tout le monde donnait bien partis pour la Palme. Penser que Rohwacher a été mieux dotée que Dolan et Godard (Adieu au langage) qui se sont partagé le prix du Jury est pour le moins déroutant.



D'étonnants absents

Timbuktu, le merveilleux conte d'Abderrahmane Sissako est passé à la trappe. C'est d'autant plus rageant que cette oeuvre superbe aurait permis de distinguer le continent africain. Pis encore Still the Water de Noami Kawase, bouleversante réflexion sur le deuil très bien reçue par la presse, a coulé à pic loin du palmarès. Comme l'espéraient certains, Jane Campion a bien honoré une femme mais préféré récompenser un film médiocre. A croire que la réalisatrice de La leçon de piano a trouvé la cinéaste japonaise trop douée et a préféré l'Italienne moins susceptible de lui faire de l'ombre...



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