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CANNES

Festival de Cannes: Pour qui la Palme d'or?

20 Minutes tente d'imaginer le palmarès...

Le jury va avoir du mal à se décider parmi tous les films proposés dans une sélection de grande qualité. 20 Minutes s’est amusé à imaginer ce qui pourrait lui plaire…

Palme d’or

Le grand favori, c’est Timbuktu d’Abderrahmane Sissako, magnifique poème africain contre l’extrêmisme religieux. D’abord, le film est magnifique. L’émotion affleure dans ce poème humaniste qui défend de belles idées. Cela fait près de trente ans que l’Afrique n’a pas reçu de Palme. La dernière fois, c’était en 1975 pour Chronique des années de braise de l’algérien Lakdar Hamina. De quoi motiver le jury, certain de marquer ainsi l’histoire du Festival.

Grand Prix du Jury

Si Mommy de Xavier Dolan ne coiffe pas Timbuktu au poteau, il part avec de belles chances pour le Grand Prix. Véritable choc de cette fin de festival, l’histoire d’un fils délinquant violent et de sa maman pas vraiment stable vibre de tellement d’émotions et de tant de beautés que le film est devenu le chouchou de 20 Minutes. On peut penser que Jane Campion sera touchée par ce fort personnage féminin et que Nicolas Winding Refn craquera pour la beauté formelle du film. Seule opposition sérieuse dans un style radicalement différent, Still the water, de la Japonaise Naomi Kawase, pour son évocation de la vie après la mort dans une ode à la nature absolument bouleversante. 

Prix du jury

Et si les frères Dardenne, rarement repartis sans rien dans leur bezace, le décrochaient. Deux jours, une nuit, le portrait d’une ouvrière luttant pour garder son emploi est vibrant d’humanisme et offre à Marion Cotillard l’un de ses plus beaux rôles. La finesse du traitement et l’actualité du propos sont de précieux atouts pour retenir l’attention du jury. Là encore, Jane Campion devrait être touchée par la message social et féministe de cette fable filmée dans un style tellement différent du sien qu’elle ne se sentira pas en concurrence.

Prix d’interprétation masculine

Priorité aux acteurs incarnant des personnages historiques plus ou moins connus. Là, difficile de choisir. Timothy Spall, bluffant en peintre bougon dans Mr. Turner a une petite longueur d'avance, devant Steve Carrel milliardaire psychopathe de Foxcatcher, Gaspard Ulliel dans le rôle-titre de Saint Laurent, la découverte Barry Ward dans Jimmy’s Hall. Ce dernier, pas encore connu du grand public, pour raitavoir les faveurs d’un jury gourmand de découvertes.

Prix d’interprétation féminine

Julianne Moore, époustouflante dans Maps to the Stars de David Cronenberg, est donnée favorite. Elle emporte le film en incarnant une star au bout du boulot passant de la dépression apthique à l’hystérie pour une prestation impeccable. Mais Juliette Binoche impressionne également par sa composition tout en nuances dans le rôle d'une actrice vieillissante dans Sils Maria, d'Olivier Assayas. Jane Campion a prouvé dans ses films qu’elle adore les actrices et ces deux-là sont absolument exceptionnelles.

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