Hilary Swank: «J’aime les femmes fortes qui savent montrer leurs faiblesses»

CINEMA Hilary Swank est la vedette de «The Homesman» en salles depuis dimanche...

De notre envoyée spéciale à Cannes Caroline Vié

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EuropaCorp

Hilary Swank est au top dans The Homesman où elle trouve un rôle digne de Million Dollar Baby (Clint Eastwood, 2005) qui lui valut un Oscar. Elle a parlé à 20 minutes de son rôle de fermière déterminée qui pourrait bien lui valoir un prix d’interprétation à Cannes. 

Quand avez-vous rencontré Tommy Lee Jones ?

Juste après être tombée amoureuse du scénario. Il y a tout ce que j’apprécie au cinéma dans ce film. Je suis devenue actrice parce que j’aime les gens et leurs histoires. Cette femme et son aventure m’ont séduites. Tommy a ajouté une couche d’enthousiasme à mon envie.

Etait-ce un rôle rude ?

Physiquement, ce n’était pas évident car j’ai dû m’initier au maniement des armes, à la conduite d’une diligence et à l’équitation : des choses que je ne connaissais pas du tout. C’est ça qui est bien quand on est acteur. On apprend à faire plein de chose.

Tommy Lee Jones vous a t-il beaucoup dirigée ?

En fait, je suis comme une pouliche. Une fois que j’ai compris ce que je dois faire, je n’ai besoin que d’être gentiment guidée et parfois un peu aiguillonnée pour m’améliorer. Tommy sait faire cela à merveille. Il comprend les acteurs.

Il n’a pas la réputation d’être un homme facile…

Il est mieux que ça ! Il vous dit sa façon de penser sans rien laisser passer. Et ne mâche pas ses mots ce qui est ce qu’on attend d’un réalisateur. Je pense qu’il s’est formé sur les tournages où il était comédien comme l’a fait Clint Eastwood. Ils se ressemblent beaucoup.

Apprécient-ils les femmes fortes ?

J’aime les femmes fortes qui savent montrer leurs faiblesses, celles qui en ont tellement pris plein la tête qu’elle deviennent plus dures encore pour se protéger. Tommy et Clint comprenent ce sentiment peut-être parce qu’ils sont des habitués d’Hollywood.

La présentation du film vous angoisse-t-elle ?

Les angoisses, c’est avant ! Quand je me demande si je vais parvenir à tenir mon rôle sans me ridiculiser ni trahir la confiance qu’on a placée en moi. Cannes, ce n’est que du plaisir et je compte bien en profiter surtout que c’est la première fois que je viens présenter un film…

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