Nicole Kidman «Je sais ce que c’est que de vivre dans une cage dorée»

CANNES Nicole Kidman évoque sa composition dans le rôle-titre de «Grace de Monaco»...

Caroline Vié

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Gaumont, 2014.

C’est à l’Eden Roc, luxueux hôtel sur les hauteurs du Cap d’Antibes, que Nicole Kidman et l’équipe de Grace de Monaco ont parlé du film qui sera présenté en ouverture ce soir à Cannes...

Pourquoi avez-vous appelé Olivier Dahan pour participer au projet Grace de Monaco ?

J’avais vu La Môme et je trouvais l’équation : Olivier Dahan, Grace Kelly et moi excitante. Nous sommes resté deux heures à converser sur Skype et nous avons été immédiatement sur la même longueur d’onde…

Vous vous sentez proche de Grace ?

Comme elle, je sais ce que c’est que de vivre dans une cage dorée et d’essayer de plaire à tout le monde au point de s’oublier soi-même. Ce n’est qu’après avoir lu le scénario que j’ai compris à quel point le fait d’accepter son rôle de princesse n’a pas été facile.

Avez-vous fait beaucoup de recherches pour lui donner vie à l’écran ?

Je connaissais le travail d’actrice de Grace Kelly mais je me suis un peu documenté sur sa façon de parler et de bouger lorsqu’elle était à Monaco. Je n’en ai cependant pas trop fait car il me fallait garder une liberté pour habiter le personnage. Olivier me recommandait toujours de ne pas chercher à l’imiter de façon trop précise.

Avez-vous rencontré la famille Grimaldi ?

Ils m’avaient invitée à déjeuner et j’ai dû décliner car j’étais en famille et je ne me voyais pas emmener tout le monde au palais. Maintenant, je le regrette car j’aurais peut-être pu leur expliquer que nous traitions leur famille avec amour et respect…

Que pensez-vous de leur réaction ?

Je peux comprendre qu’ils soient sensibles à la façon dont est montrée Grace mais, en fait, j’entends surtout parler de ces soucis depuis que je suis à Cannes. Je ne sais pas si on a essayé de me protéger de la polémique, mais je me dis qu’il faudrait surtout que la famille voit le film pour se faire une opinion informée.

Comment vous sentez-vous au moment de montrer Grace à Cannes ?

Nerveuse parce que c’est dans ma nature de l’être… Mais aussi heureuse de savoir que Thierry Frémaux soutient notre film. C’est important de savoir qu’il l’aime au point de le passer en ouverture...

Comment voyez-vous votre avenir de comédienne ?

Je rêve d’être secouée, suprise, impressionnée. Je n’ai pas encore tout donné en tant qu’actrice. Plus je mûris, plus je me nourris d’éléments de ma vie qui pourront servir mes rôles. Je crois ne pas avoir encore livré ma meilleure performance…