Cannes vu du haut des marches de la cage d'escalier de mon immeuble

CANNES On peut être bien informé sans avoir besoin de se déplacer sur la Croisette...

Stéphane Leblanc

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Et puis de toute façon, il va pleuvoir...
 
Et puis de toute façon, il va pleuvoir...   — L.Emmanuel/AP/SIPA

Vous ne serez pas à Cannes? Les seules marches que vous grimperez ces prochains jours sont celles de la cage d’escalier de votre immeuble? Qu’importe! Grâce à notre récapitulatif en cinq points, vous pourrez tenir une conversation de haut vol sur l’édition 2014 qui commence ce mercredi.

On connaît les favoris

Avouons-le, on n’a pas encore vu les films, mais le plateau paraît bien relevé. S’il fallait définir des favoris, ce seraient les frères Dardenne qui visent une troisième palme pour un mélodrame à suspense qui apparaît comme leur film le plus accessible. Mais David Cronenberg, avec son portrait au vitriol d’Hollywood ou Tommy Lee Jones et son road movie féministe, ont aussi leur chance…

Tous les autres sont outsiders

Et c’est souvent l’un d’eux qui l’emporte à l’arrivée. L’audace nous ferait pencher pour le Russe Andrei Zvyagintsev, le Turc Nuri Bilge Ceylan, l’Italienne Alice Rohrwacher, ou la Japonaise Naomi Kawase qui a prévenu la presse de son pays qu’elle la sentait bien, cette année, la Palme d’or.

Cannes, c'est d'abord du glamour

La projection de Grace de Monaco en ouverture est faite pour ça. La sélection en compétition de Saint Laurent aussi. Peut-être pas celle de Foxcatcher, qui retrace l’histoire de l’ex champion olympique de lutte libre Mark Shultz dont le frère ainé a été assassiné par un milliardaire. Et encore moins Welcome to New York, au marché du film, avec Gégé Depardieu dans le rôle de DSK. Mais il faut de tout pour faire un Festival de Cannes

On va quand même faire genre

Elitiste, Cannes? Pensez-donc! Massacre à la tronçonneuse va fêter ses 40 ans à la Quinzaine des réalisateurs en présence de Tobe Hooper. Les séances de minuit s'annoncent particulièrement saignantes, à l’image de The Rover, thriller d’anticipation signé David Michôd, ou The Target, du Coréen Chang sur une prise d’otage qui tourne mal. Et la Semaine de la critique n’est pas en reste qui a sélectionné une histoire de loup garou au féminin et un autre peuplé de morts vivants

On aime les stars à contre emploi

Marion Cotillard chez les frères Dardenne, Juliette Binoche et Kristen Stewart chez Olivier Assayas, Hilary Swank et Meryl Streep chez Tommy Lee Jones… Et surtout Ryan Gosling en réalisateur de film! Cette année, les stars ne sont pas là où on les attend. Tant mieux! Et même en terrain connu, faudra faire gaffe, comme lorsque Michel Hazanavicius plonge Bérénice Bejo avec Annette Bening en pleine guerre en Tchétchénie.