Sylvester Stallone, de retour sur le ring

Recueilli par Caroline Vié

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AFP TV
Sylvester Stallone est venu présenter Rocky Balboa à Paris, le 15 janvier dernier. Visiblement ému par l’accueil des fans, il était ravi de retrouver le devant de la scène après un long passage à vide.

Vous avez eu du mal à monter Rocky Balboa?
Personne ne me prenait au sérieux. Le patron de la 20th Century Fox me détestait et ne voulait pas entendre parler du projet. Quand le studio a changé de direction, son successeur s’est intéressé à mon cas. Je l’ai croisé par hasard dans un restaurant et les choses ont avancé comme par magie.

Pourquoi avoir choisi de tuer Adrian, la femme de Rocky?
Rocky devait perdre ce qu’il avait de plus précieux pour que l’enjeu du film soit intéressant. Ca n’a pas été une partie de plaisir que d’annoncer à Talia Shire, l’actrice qui interprète Adrian depuis 1976, que son personnage ne participerait pas au projet…

Quelle a été la scène du film la plus pénible à tourner?
Celle où Rocky s’explique avec son manager joué par Burt Young. Il s’en dégage une telle émotion que j’étais très inquiet avant de la jouer. Je craignais beaucoup plus ce moment que celui où je monte sur le ring!

Pourquoi ne pas avoir demandé à votre fils Sage de jouer le gamin de Rocky?
J’aborde trop de thèmes personnels dans ce film. J’ai donc préféré faire appel à un jeune comédien dont je ne me sentais pas proche… Cela a facilité nos rapports de travail.

Est-il aussi difficile d’être le fils de Sylvester Stallone que celui de Rocky?
Il est certain que Sage me reproche souvent de lui faire de l’ombre. Cela me semble injuste car il bénéficie de toutes sortes d’avantages. Les choses n’étaient pas simples pour moi quand j’étais gamin et cela me paraît dingue que mon fils ne soit pas reconnaissant de tout ce que ma gloire lui a apporté.

Quels sont vos désirs après Rocky Balboa?
Chaque matin, je me lève en rêvant que je peux dire non au projet de Rambo IV, mais la réalité a tôt fait de me rattraper! Quand je serai débarrassé de ce film, j’espère pouvoir continuer à en réaliser d’autres.

Vous êtes donc un homme heureux?
Oui, depuis depuis que j’ai appris à être moins égocentrique. Quand je m’occupe de mes enfants, que j’écris ou que je me consacre à la peinture, je découvre une certaine forme d’équilibre.

Que pensez-vous de la carrière politique d’Arnold Schwarzenegger?
Arnold et moi sommes d’excellents copains. On se retrouve souvent pour fumer un cigare. Il est le plus malin de nous tous. Je suis persuadé que si l’on changeait la loi qui exige que le président des Etats-Unis soit un Américain de souche, il finirait par conquérir la Maison Blanche.

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