«La légende d’Hercule» ne fait pas avancer le péplum

CINEMA Le réalisateur de «58 minutes pour vivre» signe un péplum molasson et pauvre en action...

Caroline Vié
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La légende d'Hercule
La légende d'Hercule — Metropolitan

Après Pompéi de P.W. Anderson et  300, la naissance d'un empire de Noam Munro,  La légende d'Hercule est le troisième péplum à revisiter ces jours-ci les légendes antiques à grand renfort d'effets spéciaux. Cette fois, c'est Renny Harlin, réalisateur de films d'action nerveux comme Cliffhanger (1993) ou 58 minutes pour vivre (1990) qui s'y colle. Ou plutôt s'y englue.

Un Hercule tout mou

Hercule, fils caché de Zeus, a décidé de piquer la couronne d'Amphitryon, son père adoptif, et la fiancée de son frère Iphiclès. Il estime que les deux lui sont destinées. Pour les obtenir, il se fait gladiateur, tape sur tout ce qui bouge avec une conviction modérée, se prend des colonnes sur la tête et affronte un lion en images de synthèse. Kellan Lutz, transfuge de la série "90210 Beverly Hills nouvelle génération", a autant de charisme qu'une noix de pétoncle en jupette. Rendez-nous Steve Reeves et Lou Ferrigno, qui incarnèrent Hercule dans des films plus amusants que ce péplum mou de la toge!