Du sang et du cuir pour «300: La naissance d'un Empire»

CINEMA Ce second volet de «300» réjouit par son côté kitsch, ses messieurs en petite tenue et ses combats sanglants...

Caroline Vié

— 

300 - La naissance d'un empire
300 - La naissance d'un empire — Warner Bros Pictures

Qui porte de jolis slips en cuir pour montrer des abdos à faire périr d’envie un grand chocolatier? Les héros de 300: La naissance d’un empire de Noam Murro, péplum joyeusement kitsch librement inspiré de l’oeuvre de Frank Miller!

Thémistocle se met à la flotte


Sorti en 2006, 300 de Zack Snyder avait remporté un tel succès qu’il aurait été dommage de ne pas surfer sur la mode des guerriers virils n’hésitant pas à se fendre la gueule avec toutes sortes d’objets tranchants et contondants. Après les Spartes qui dînent en enfer, les Grecs et Thémistocle, leader grec largement plus posé que le défunt Leonidas, prennent la relève. Leur carnet de bal est bien rempli puisqu’il leur faut vaincre les Perses et leur flotte menée par Xerxès, ses piercings dorés et son caleçon lamé ainsi qu’Artémise, garce d’anthologie qui ne rigole pas face aux échecs répétés de généraux pas bien finauds.

Une série B assumée…


L’esthétique sanglante et les «gosses beaux» en petite tenue ont sans doute davantage titillé les auteurs que l’exactitude historique, mais c’est de bonne guerre. Sullivan Stapleton, largement plus musclé que dans Animal Kingdom (David Michôd, 2011) et Rodrigo Santorio, tyran maquillé comme un char volé, mènent la danse avec Eva Green à qui le noir va vraiment très bien, sont au top. Les répliques qui tuent («Tu te bats mieux que tu baises») et les affrontements semblant tout droit sortis d’un roman graphique de Miller amusent, bien que l’élément de surprise du premier volet soit envolé. Ceux qui aiment les films de gladiateurs ou assimilés lèveront cependant leur glaive en signe de liesse devant cette série B assumée.