«Pompéi», un joyeux péplum signé P.W. Anderson

CINEMA Paul W.S. Anderson signe une série B réjouissante avec ce péplum spectaculaire...

Caroline Vié

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Voilà maintenant vingt ans que Paul W.S. Anderson (à ne surtout pas confondre avec Paul Thomas Anderson, réalisateur de There Will Be Blood en 2007) s’amuse à offrir un cinéma de genre totalement décomplexé. Des adaptations de jeux vidéo comme Mortal Kombat (1995) ou trois volet de Resident Evil (de 2002 à 2012) ont assis sa réputation de cinéaste populaire. Pompéi est de la même veine que ses Trois Mousquetaires (2011). De celle qui fait bondir les historiens et réjouit les amateur de séries B décomplexées.

Du pur divertissement

«Je ne vois ce qu’il y a de mal à faire des films de pur divertissement, avouait le réalisateur à 20 Minutes lors d'un entretien effectué en 2012. J’aimerais que le public associe mon nom à de bons moments de cinéma où il ne se prend pas la tête». Il est certain que le spectateur ne risque pas d’attraper la migraine devant le scénario de Pompei où un esclave joué par le tout-musclé Kit Harrington (le Jon Snow de «Games of Thrones»)  tente de sauver la belle Emily Browning avant qu’elle ne se fasse cuire sous la cendre d'un Vésuve fort  en colère.

Un vrai plaisir coupable

Tous les reproches que l’on pourrait faire à Pompéi peuvent également être considérés comme des qualités pour ce péplum de chez le bon faiseur. Histoire simpliste, effets spéciaux à gogo, acteurs en roue libre et kitsch généralisé sont ce que l’on attend de ce type de films. «Le cinéma de genre m’éclate comme un gamin que ce soit quand je le regarde ou quand je le fabrique», précise le réalisateur britannique. Sa jubilation de gamin à mitonner ue fresque entre jeux de petits soldats et expérience de chimie (le volcan fait bien «boum») est communicative. Pompéi est un plaisir qui plaide coupable à 200%...