«Macadam Baby», une bonne surprise à petit budget

CINEMA Patrick Bossard signe une charmante comédie romantique qu'il a mis quinze ans à monter...

Caroline Vié

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Kannibal productions, 2014.

En marge des grosses productions françaises, des réalisateurs parviennent à faire exister des projets moins pharaoniques mais tout aussi séduisants. C’est le cas pour Patrick Bossard qui signe son premier long-métrage avec Macadam Baby. Il lui aura fallu quinze ans pour que l’histoire d’un garçon amoureux au point de faire bien des bêtises pour sa dulcinée voit le jour.  «Je m’y suis repris à cinq fois avec cinq «petits» producteurs qui n’ont pas réussi à trouver les fonds nécessaires», explique-t-il.

Peu de sous, mais beaucoup d'idées

Le producteur Eric Porcher a finalement donné vie à ce projet très personnel. «Je me suis inspiré d’une histoire vraie qui m’a marqué lorsque j’avais 20 ans, raconte Patrick Bossard. Si à cet âge, j’avais été malfrat, j’aurais sans doute réalisé un polar». Il entraîne donc le spectateur dans la vie de Thomas (François Civil), provincial naïf tombant raide dingue d'une charmante voleuse (Camille Claris). Ses aventures loufoques pour aider sa belle à échapper à de petits voyous bénéficient de la présence d’un nom connu, Arthur Jugnot, dans un rôle de glandeur sympathique. De quoi attirer le public ? Patrick Bossard l’espère sans se voiler la face. «Lorsqu’on sort le même jour que La Belle et la Bête et Les Inconnus, il n’est pas évident de trouver des salles qui prennent votre film. Personne ne nous attend à part ma mère», dit-il. Macadam Baby est pourtant suffisament riche en charme et en humour pour mériter d’être vu en dehors du cercle familial de son réalisateur!