«RoboCop», un remake réussi et survitaminé

CINEMA La nouvelle version de RoboCop se révèle une bonne surprise avec Joel Kinnaman dans le rôle-titre...

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StudioCanal, 2014

En 1987, Paul Verhoeven lâchait RoboCop, cyber-flic de son état dans les rues de Détroit et créait une franchise légendaire. En 2014, le Brésilien José Padilha prend sa suite avec une nouvelle version des aventures d ce redresseur de torts, policier blessé transformé en robot contre sa volonté. «Le film de Paul Veroheven était visionnaire car une partie de la technologie qu’il décrit dans son film est opérationnelle aujourd’hui. Les robots que je montre dans le mien le seront sans doute bientôt», dit l’ancien documentariste, réalisateur du la fiction Troupe d’élite (2007), Ours d’or en 2007 à Berlin.

Un RoboCop venu du froid

Joel Kinnaman, acteur suédois vu dans la série «The Killing» (diffusée sur M6), prend la place de Peter Weller sous le costume d’homme d’acier. «Il était difficile d’imaginer ce que ressent quelqu’un qui n’a plus que son visage pour exprimer ses sentiments. Pour moi, RoboCop n’est pas un super héros : c’est une victime qui tente de trouver ses marques sans se rendre compte qu’il se fait exploiter». Kinnaman a été contraint de jouer de nombreuses scènes avec la tête retenue par un câble de façon à ne pas être tenté de bouger le cou. «Bizarrement, le fait d’être attaché m’a aidé à mieux comprendre l’angoisse de mon personnage. C’était un rôle très exigeant surtout que je devais faire face Gary Oldman, l’une des mes idoles. Le voir se préparer et analyser précisément chaque dialogue était très formateur».

Un savant anglais et responsable

Gary Oldman, acteur britannique qui fut Dracula pour Francis Ford Coppola semble surpris et charmé par les conditions de tournage. «Le réalisateur nous a permis de profiter de trois semaines de répétitions ce qui nous a permis de peaufiner nos personnages. C’est tout à fait inhabituel sur ce type de grosses productions», dit-il. Le comédien a également été bluffé par la richesse d’un scénario au sous-texte malin. «Mon personnage est un scientifique qui a créé cet homme-machine sans bien comprendre les implications éthiques des ses actes. Il finit par en accepter la responsabilité que je trouve réconfortant». A la fois film d’action et fable politique, RoboCop amuse tout en donnant à penser. 27 ans après le premier film, la relève semble assurée. Merci pour votre coopération...