«L’île des Miam-Nimaux» donne faim

CINEMA La suite de «Tempête de boulettes géantes» fait découvrir des créatures craquantes et appétissantes en 3-d relief…

Caroline Vié

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Sony Picture 2014.

A la fin de Tempête de boulettes géantes, les héros avaient une tonne de restes surdimensionnés à gérer… Cody Cameron et Kris Pearn, réalisateurs du deuxième volet, les ont accommodés avec autant d’humour que d’inventivité. «On s’est demandé comment transformer tous ses aliments en créatures marrantes», déclare Pearn. Pari gagné sur L’île des Miam-Nimaux, de l’animation qui met en appétit.

Des personnages délicieux

Le savant gaffeur, sa copine météorologiste et leurs potes s’allient à un homme d’affaires génial mais trop sympa pour être honnêt afin d'alller explorer un monde farfelu peuplé d’animaux en nourriture…«Pour créer les «Miam-Nimaux», nous avons commencé par nous lancer dans des jeux de mots délirants et des associations d’idées frappadingues, se souvient Cody Cameron, puis nous avons gardé les bestioles qui étaient à la fois drôles et viables du point de vue de l’animation». Gambabouin, cheddaraignées, tacodiles et hippopatates font partie de leur bestiaire comestible.

Un petit bijou de «Miam-nimation»

L'imagination ne sont pas ennemie de la diététique. «On a mis l’accent sur les légumes et les fruits en espérant donner envie d’en manger», dit Cody Cameron. Il est vrai qu’on aimerait bien croquer Fraizy, baie aux grands yeux tendres et aux petits bras feuillus. «On se demandait parfois comment les traducteurs allaient se débrouiller pour l’adaptation», avoue Kris Pearn. Il avait tort de s’inquiéter. Jonathan Lambert, Pauline Lefèvre et le chef étoilé Cyril Lignac (en caméraman à l’accent savoureux) ont prêté leurs voix aux personnages d’une version française aux blagues finement mitonnées.