Peter Greenaway revient avec un conte polisson

CINEMA Le réalisateur de «Meurtre dans un jardin anglais» signe une conte à l'esthétique inspirée de l'oeuvre d'un grand peintre flamand...

Caroline Vié

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Epicentre films, 2014

Peter Greenaway signe le second volet de son triptyque consacré aux maîtres flamands. Après La ronde de nuit (2008), Goltzius et la compagnie du pélican, conte polisson et esthétique en forme d’hommage au peintre et graveur Goltzius (1558-1617).

Beau comme un tableau

 Cette suite de saynètes coquines par une troupe de théâtre du XVIème siècle tentant de convaincre un riche pervers de leur lâcher des fonds séduit à l'image d'une courtisane un peu trop apprêtée. Le côté décousu de l’ensemble comme un nombre trop élevé de perversions représentées  rendent le film trop riche et trop long. Mais, l’humour glacial de Peter Greenway allié à un message célébrant la liberté d’expression force la sympathie. Le réalisateur de Meurtre dans un jardin anglais (1982) et The Pillow Book (1996) compense le sens du rythme par une virtuosité tant visuelle que sonore et un esprit frondeur, pied de nez au puritanisme et au nivellement par le bas. On l'aime et on le respecte pour cela.