«L’amour est un crime parfait», polar amoureux des frères Larrieu

CINEMA La descente aux enfers d'un enseignant séducteur fascine dans ce premier polar des frères Larrieu...

Caroline Vié

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Gaumont, 2014.

Sale temps pour un prof un peu trop porté sur la bagatelle avec ses étudiantes. Dans L’amour est un crime parfait, Arnaud et Jean-Marie Larrieu font partager le cauchemar de Mathieu Amalric, prof de littérature écrasé par de fortes présences féminines. Entre Karin Viard, sa sœur un brin incestueuse, Maïwenn, belle-mère sexy d’une élève disparue et Sara Forestier, étudiante rêvant de cours très particulier, l’homme ne sait plus où donner de la tête, ni du reste…

Une intrigue diabolique

«On a été emballés par «Incidences» parce que ce roman de Philippe Djian passait de l’enquête criminelle à une histoire d’amour passionnée, nous permettant ainsi d’explorer des thèmes qui nous sont chers», explique Jean-Marie Larrieu. Drôle, sensuelle, intrigante et brillamment contée, l’intrigue dévoile ses charmes comme une strip-teaseuse malicieuse. Ce n’est que petit à petit qu’apparaissent les motivations de personnages pris au piège d’une intrigue diabolique.

De belles performances

«Notre plaisir était de jongler avec les genres cinématographiques comme avec des acteurs venues d’horizons et de formations différents», dit Jean-Marie Larrieu. Maïwenn, issue d’un cinéma plus naturaliste, semble se délecter à prononcer des dialogues délicatement ciselés. Chalet aux bois chaleureux ou université en verre glacé conçue comme un vivarium mettent en valeurs les performances d’acteurs en parfaite harmonie dans ce thriller aussi séduisant que ses interprètes.

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