VIDEO. Géraldine Nakache et François Damiens: «On avait peur de tourner les chutes, mais au final, c'est payant»

INTERVIEW Géraldine Nakache et François Damiens sont à l’affiche de «Je fais le mort», de Jean-Paul Salomé…

Stéphane Leblanc
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 Géraldine Nakache et François Damiens dans le film «Je fais le mort»
 Géraldine Nakache et François Damiens dans le film «Je fais le mort» — Diaphana Distribution

Acteur pointilleux, mais comédien raté, François Damiens pointe à Pôle emploi sous le nom de Jean Rénault et ça l’énerve qu’on le confonde avec Jean Réno. Géraldine Nakache est juge d’instruction et elle a besoin d’un figurant pour reconstituer une scène de crime dans une station de sports d’hiver. Jean Rénault sera parfait pour jouer le mort… et pas seulement. Jean-Paul Salomé signe Je fais le mort, une comédie policière curieuse et enneigée avec son intrigue qui slalome allègrement entre Claude Chabrol et Agatha Christie.

Interview S.Leblanc / Montage J.Duron

C’est vrai que Jean-Paul Salomé vous a choisis parce que votre duo lui faisait penser à Titi et Grosminet?

Géraldine Nakache: Ah bon, mais qui est Titi, qui est Grosminet?

François Damiens: Il dit aussi que j’ai de très longs bras et une façon de me mouvoir assez particulière. Mais j’en rajoute un peu. J’aime bien ne pas trop savoir où mettre mes mains…

«Faire le mort» au cinéma, c’est amusant?

FD: L’avantage, c’est que quand on a mangé une raclette la veille, et qu’on s’est couché un peu tard, c’est agréable de passer la journée allongé à faire le mort. Le plus difficile, c’est de ne plus faire le mort quand il faut se relever…

GN: Pour moi le pire, ce sont les chutes. Il y en a beaucoup dans le film. Chaque jour avec François, on se demandait, alors tu as une chute, toi demain? On avait peur de ce truc là, mais c’est drôle et payant au final…

Ce serait quoi pour vous, la pire façon de mourir au cinéma?

FD: Ce qui me ferait marrer, ce serait d’imaginer un projecteur qui tombe sur un acteur et une actrice…

GN: Et hop la jupe qui se lève…

FD: Et l’ambulance qui arrive…

GN: Pin pon pin pon… Et l’ingénieur du son…

FD: …son casque qui explose… Et les autres qui font «mais qu’est ce qui se passe, qu’est-ce qui se passe?»

GN: On arrête tout on arrête tout… Excellent…

FD: Ah oui, ça ce serait excellent…

Vous auriez pu mourir sur ce tournage?

FD: Oui, ça aurait pu arriver, mais ça n’est pas arrivé…

GN: Mais ça a failli, souviens-toi quand tu étais à la table régie avec ton café bouillant…

FD: Ah oui, je buvais un café. Un truc chaud, c’est agréable en montagne pour se revigorer… Et là Géraldine arrive et elle me dit «qu’est-ce que tu fais là», super fort. Ça me saisit. Je laisse tomber mon café sur ma chaussure et là on se dit que si je n’avais pas eu ma chaussure, on aurait été obligé d’arrêter le tournage. Parce que sans pieds, c’est quand même super dur de tourner...