Valérie Lemercier déçoit avec «100% cachemire»

CINEMA Valérie Lermercier ne convainc pas avec «100% cachemire», comédie qui part d'une belle idée...

Caroline Vié

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Jean-Marie Leroy/Wild Bunch, 2013

Sur le papier, 100% cachemire donne envie. Valérie Lemercier devant et derrière la caméra en bourgeoise adoptant un bambin si pénible qu’elle décide de le rendre: l'histoire est prometteuse. Si on ajoute une distribution réunissant Gilles Lellouche, Marina Foïs, Bruno Podalydès, Chantal Ladesou et Brigitte Roüan, il y a de quoi rêver à une comédie des plus enlevées.

Des personnages caricaturaux

Las, la réalisatrice de Palais Royal!  déçoit par ses clichés. De son personnage de directrice d’un journal de mode égoïste à celui d’une nounou érotomane en passant par une mère juive possessive, il est difficile d’éprouver de l'empathie pour ses silhouettes caricaturales et désincarnées.

Un montage étrange

On a parfois l’impression que la réalisatrice a laissé une part de son film au montage. Certains protagonistes, tels la rivale incarnée par Marina Foïs ou l’écrivain campé par Bruno Podalydès entrent et sortent de l’action de façon abrupte. Et on ne comprend pas très bien pourquoi l’héroïne passe soudainement de garce sans cœur à mère dévouée d’un bambin insupportable. Reste la personnalité volcanique de Valérie Lemercier, toujours drôle et classe même dans les tenues les plus invraisemblables, mais ce n’est pas assez pour faire adopter ce cachemire maladroitement tricoté.