«La Marche»: Un film généreux porté par une brochette de stars

CINEMA Dans «La Marche», Nabil Ben Yadir revient sur la manifestation pacifiste de 1983 contre le racisme...

Caroline Vié

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EuropaCorp, 2013.

La Marche revient sur la manifestation pacifiste, de Marseille à Paris, d’une poignée de jeunes et moins jeunes résolus à s’opposer au racisme en 1983. Ces thèmes, toujours d’actualité trente ans après les évènements, sont au centre du film de Nabil Ben Yadir qui porte bien haut l’étendard de la tolérance.

Un air de polémique

Quel dommage que sa sortie soit entachée par une polémique concernant une chanson baptisée «Marche» s’en prenant violemment au mensuel Charlie Hebdo. Dans un communiqué, CHI-FOU-MI productions a déclaré avoir bel et bien fourni des éléments sonores et visuels tiré de l’œuvre afin qu’ils puissent figurer dans un album dont les bénéfices seront reversés à l’association des «marcheurs» de 1983. Mais la production de La Marche insiste sur le fait qu’elle n’est en aucun responsable des paroles d’un titre qu’on n’entend même pas dans le film!

Le cœur sur la main

Reste à souhaiter que La Marche réunira de nombreux spectateurs aux côtés de Jamel Debouze, qui coproduit le film, Olivier Gourmet, Charlotte Le Bon, Lubna Azabal, Vincent Rottiers, Philippe Nahon, Hafsia Herzi, Tewfik Jallab, vu récemment dans Né quelque part, et M’Barek Belkouk. La sincérité de ces participants est évidente, ce qui rend le film diantrement sympathique. On aurait, certes, souhaité que les personnages soient croqués d’un trait moins appuyé, mais ce film généreux à défaut d’être subtil vaut surtout pour les valeurs qu’il défend et qu’il est toujours bon de rappeler.