Sly et Schwarzie, papys d'action pour «Evasion»

CINEMA Sur le papier, le choc Sylvester Stallone/Arnold Schwarzenegger s'annonçait dantesque mais «Evasion» manque de punch...

Caroline Vié

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SND, 2013.

A ma droite, Arnold Schwarzenegger, ex-gouverneur de Californie et héros de longs-métrages d’action comme la saga Terminator, Conan et Predator. A ma gauche, Sylvester Stallone, tête d’affiche de blockbusters comme la série des Rambo et Rocky. Ils s’étaient brièvement croisés sur Expendables 2. On attendait beaucoup de leur face-à-face dans Evasion. La déception est donc sévère…

Un bon pitch

Tout était pourtant bien parti avec une belle idée. Un as de l’évasion (Sly) payé pour tester la fiabilité de geôles ultra modernes se fait piéger par un client retors employé d’une obscure agence gouvernementale (Jim Caviezel en mode «Je roule des yeux d’un air très méchant») et doit fait équipe avec un bandit (Schwarzie) pour se sortir de là. A la lecture de ce résumé, le fan d’action se frottait déjà les mains d’un air gourmand. Las, il déchante à la vitesse d’un cheval au galop devant une suite de péripéties convenues.  

Une rencontre ratée

Ils portent pourtant beau nos deux anciens. Schwarzenegger (66 ans) et Stallone (67) mouillent leurs uniformes de détenus et font le coup de poing contre leurs gardiens. Le second degré, qui donnait son charme aux Expendables, manque cruellement à ses aventures mollasses.  Le rebondissement final, qu’on ne vous dévoilera pas, est si prévisible qu’on ne peut s’empêcher d’éclater de rire quand l’un des héros s’exclame «J’aurais dû m’en douter !». C’est le seul moment souriant de ce film aux allures de rendez-vous manqué  dont la mise en scène plate comme une un crêpe sans garniture est signée Mikaël Hasfström (Le Rite).