«Souris City» fait gentiment sourire

©2006 20 minutes
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Un rat de luxe est poussé dans les cabinets par un congénère envieux. Et c'est par les tuyaux d'évacuation que le héros de Souris City se retrouve propulsé dans une mégapole de rongeurs dissimulée dans les égouts londoniens. Où il découvrira les charmes d'une jolie souris et les agissements d'un odieux crapaud au gré d'une initiation délirante. 

Ce film d'animation, réalisé par David Bowers et Sam Fell, marque la première incursion des studios Aardman, créateurs de Wallace et Gromit, dans le domaine de l'animation par ordinateur. « Cela ne veut pas dire que nous renonçons à la pâte à modeler, ni que nous avons perdu notre identité », précise Peter Lord, fondateur de la firme et coproducteur de Souris City. Sa collaboration avec DreamWorks, entamée pour Chicken Run, prend une nouvelle dimension avec cette comédie d'aventures dont les personnages rappellent volontairement ceux des héros Aardman. « Nous avons souhaité conserver le look qui plaît à nos fans, explique le producteur. Notamment dans le dessin des bouches, volontairement imparfait. » Ce choix esthétique est d'autant plus évident avec les apparitions d'une bande de limaces chantantes venant commenter l'action comme un choeur antique farfelu. La fantaisie est également présente dans les décors et accessoires où les objets de notre quotidien sont détournés, transformant des batteurs électriques en motos aquatiques. L'humour britannique qui se moque gentiment tant des Anglais que des Français (avec une grenouille géniale doublée par Jean Reno) ajoute encore au plaisir du spectateur, quel que soit son âge.

Caroline Vié