Raphaël Personnaz, héros attendrissant dans «Au bonheur des ogres»

CINEMA Raphaël Personnaz devient le lunaire Benjamin Malaussène dans «Au bonheur des ogres». Ce personnage créé par Daniel Pennac marque d'une nouvelle pierre une année très riche pour le comédien...

Caroline Vié

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Bérénice Bejo et Raphaël Personnaz dans Au bonheur des ogres.
Bérénice Bejo et Raphaël Personnaz dans Au bonheur des ogres. — Pathé, 2013

Et si 2013 était l’année Raphaël Personnaz? Le comédien, lauréat du prix Patrick Dewaere 2013, est partout! Après Marius et Fanny de Daniel Auteuil,ce charmant brun au sourire enchanteur incarne Benjamin Malaussène, employé calamiteux à la tête d’une imposante tribu familiale dansAu bonheur des ogres de Nicolas Bary (Les enfants de Timpelbach). «Tout est sorti en même temps mais c’est un travail que s’est étalé sur plus de deux ans, précise-t-il. Comme il s’agit de choses très différentes, j’espère ne pas lasser les gens.»

 Malaussène et Chaplin même combat

Dans Au bonheur des ogres, il incarne Benjamin Malaussène contraint de mener l’enquête dans le grand magasin où il travaille avec l’aide d’une belle journaliste campée par Bérénice Bejo. Disparitions d’enfants et explosions mystérieuses sont au menu de ce brave type dépassé par les événements. «J’avais lu le livre quand j’étais gamin et j’adorais le côté foutraque de cette famille dont j’avais envie de faire partie. Je me sentais déjà proche de ce personnage cancre à côté de la plaque, proche de Chaplin», dit-il. Daniel Pennac, auteur de la saga de la famille Malaussène a adoubé son interprétation. «J’étais hyper impressionné à l’idée de le rencontrer et il m’a juste dit: "Te voilà enfin, fils. Je t’attendais." Il m’a recommandé de garder un côté mal à l’aise, en décalage constant avec ce qui se passe autour de moi.»

Hors des cases

On retrouvera Personnaz dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier le 6 novembre prochain. «Comme Au bonheur des ogres, ce film est inclassable. J’aime bien l’idée qu’on ne peut pas forcément rentrer les choses dans des cases.» On le verra ensuite dans Je suis femme de François Ozon entre Romain Duris et Anaïs Demoustier. «Là encore, je ne sais pas s’il s’agit d’une comédie ou d’un drame, mais j’adore l’idée d’être projeté dans des mondes atypiques.» Une diversité qui semble lui réussir…