«La Vie d'Adèle»: Abdellatif Kechiche «ne nous a ni frappées ni torturées», réagit Adèle Exarchopoulos

CINEMA La jeune actrice de «La Vie d'Adèle» revient sur la polémique dans une interview aux «Inrockuptibles»...

A.L

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 Adèle Exarchopoulos et Abdellatif Kechiche, à Cannes, en mai 2013. 
 Adèle Exarchopoulos et Abdellatif Kechiche, à Cannes, en mai 2013.  — LOIC VENANCE / AFP

La Vie d’Adèle a envahi nos kiosques. Abdellatif Kechiche en une de Télérama, Adèle Exarchopoulos en une des Inrocks, Léa Seydoux un peu partout (LuiJalouse, Obsession, M…). D’un magazine à l’autre, les versions s’affrontent, et alors que l’un profite de l’interview à Télérama pour tacler Léa Seydoux -«si elle a vraiment vécu ce qu'elle raconte, pourquoi être venue à Cannes pleurer, remercier, monter les marches?» ou encore «Je lui ai proposé plusieurs fois d’en rester là. Mais elle tenait à continuer. Moi, j’étais prêt à appeler Sara Forestier»-, Adèle Exarchopoulos calme le jeu dans Les Inrocks.

«La dureté du tournage et la beauté du film vont ensemble! (...) Et c'est vrai qu'il m'est arrivé parfois d'en vouloir à Abdel, mais c'était pour le film et je suis sûre que lui-même le comprend. (…) Mais bon, faut arrêter, ce n'était pas non plus la torture. Tous les grands cinéastes, Hitchcock, Kubrick, étaiernt exigeants sur un plateau», confie-t-elle.

«Il nous a juste demandé de tout donner»

«Tout le monde s'est excité sur nos propos, poursuit l’actrice, en référence à la fameuse interview au journal américain The Daily Beast, sauf que j'ai lu des trucs que je n'avais jamais dits. Par exemple, quand je dis qu'Abdel nous manipulait, ce n'était pas du tout péjoratif dans mon esprit. On se manipule tous, notamment sur un tournage. Je voulais employer un autre mot que le cliché habituel de la séduction entre un réalisateur et son actrice.» Elle rappelle: «On oublie qu'à côté de ces anecdotes difficiles, on a aussi dit qu'Abdel était un génie.»

«Faut arrêter, Abdel ne nous a ni frappées ni torturées, il nous a juste demandé de tout donner», dit-elle encore. «La Vie d'Adèle a été une école magnifique, j'ai appris sur moi et mon métier comme jamais. Abdel m'a tirée vers le haut... Tout le reste, c'est des conneries. Abdel et Léa, je les aimerai toujours, je ne les oublierai jamais.»