«White House Down», le plaisir de la destruction

CINEMA Dans «White House Down», Roland Emmerich nous offre ce qu'il fait de mieux. Ce blockbuster franc du collier est du pur cinéma plaisir...

Caroline Vié

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Channing Tatum dans White House Down
Channing Tatum dans White House Down — Sony Pictures 2013.

Dans White House Down, présenté de week-end au Festival de Deauville, un garde du corps un brin paumé tente de sauver le président des Etats-Unis quand la Maison Blanche est prise d’assaut par des terroristes. Le brave homme doit aussi sauver sa fille perdue quelque part dans le bâtiment. «Je me fiche de la vraisemblance, ce qui compte est que les gens s’amusent», dit le réalisateur Roland Emmerich.

Roland 4, Maison-Blanche zéro

Avant ce film, le cinéaste allemand a déjà détruit la Maison Blanche à quatre reprises pour Independence Day, Le jour d’après et 2012. «Cela pourrait devenir ma marque de fabrique, plaisante-t-il. Comme Alfred Hitchcock qui apparaissait dans chacun de ses films, je pourrais faire sauter la Maison Blanche dans chacun des miens.» Si Emmerich n’a pas tourné dans le vrai bâtiment, il s’est beaucoup documenté. «J’ai expliqué à Kirk M. Petruccelli, qui avait déjà travaillé avec moi sur Anonymous, que je voulais qu’il soit aussi précis que sur ce film en costumes.» Cela n’a pas empêché le cinéaste de prendre des libertés avec la réalité. «Nous avons agrandi certains décors comme la cuisine de façon à pouvoir tourner des scènes plus spectaculaires.»

Deux acteurs dans un labyrinthe

Jamie Foxx, qui incarne le président des Etats-Unis, n’était pas dépaysé dans le décor. «Je m’étais déjà rendu à la Maison Blanche et cela me faisait drôle de la voir mise en pièce de cette façon», avoue-il. Son partenaire Channing Tatum s’est, quant à lui, laissé happer par les couloirs. «Cela aide beaucoup à créer son personnage quand on se retrouve dans un labyrinthe comme celui-ci. On s’y croyait vraiment.» L’appétit de destruction de Roland Emmerich a trouvé de quoi se mettre sous la dents: fusillades, attaques en hélicoptères ou en avions de chasse font de nombreux dégâts. «Cela a quelque chose de défoulant de filmer ces scènes et de les regarder, s’amuse le réalisateur. On ressort de son film totalement régénéré par son énergie libératrice…»

Encore baboum!

Roland Emmerich sait y faire! White House Down offre près de deux heures d’action et d’explosions. Quiconque cherche de la profondeur pyschologique ou une analyse fine de la situation socio-politique de l’Amérique actuelle en sera pour ses frais. Il s’agit là de divertissement pur du meilleur cru. Le duo Jamie Foxx/Channing Tatum apporte des touches d’humour bienvenues au milieu d’un feu d'artifice qui donne envie de crier «encore baboum!»