Hayao Miyazaki, le réalisateur de «Princesse Mononoké», arrête le cinéma

J.M. (avec AFP)

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Le réalisateur de films d'animation Hayao Miyazaki, devant son studio de Koganei, à Tokyo, le 10 juillet 2013.
Le réalisateur de films d'animation Hayao Miyazaki, devant son studio de Koganei, à Tokyo, le 10 juillet 2013. — NEWSCOM/SIPA

Le maître du film d'animation japonais Hayao Miyazaki, 72 ans, prendra sa retraite du cinéma après la Mostra de Venise où son dernier film, Kaze Tachinu (Le Vent se lève) est en compétition pour le Lion d'or, a annoncé dimanche à Venise, le président des studios japonais Ghibli.

«Hayao Miyazaki a décidé que Kaze Tachinu serait son dernier film et qu'après il prendrait sa retraite», a déclaré à la presse Koji Hoshino, président des studios Ghibli cofondés par Hayao Miyazaki en 1985.

Une conférence de presse prochainement à Tokyo

Koji Hoshino n'a fourni aucune précision, indiquant seulement que le réalisateur, qui n'a pas pu se rendre au festival du film de Venise cette année, donnerait une conférence de presse prochainement à Tokyo. Hayo Miyazaki, né le 5 janvier 1941 à Tokyo, est le réalisateur d’une dizaine de long-métrages qui ont connu un grand succès en Occident: Le Château dans le ciel, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro… Couronné par un Lion d'or à Venise en 2005 pour l'ensemble de sa carrière, Hayao Miyazaki a reçu de nombreuses récompenses dont l'Oscar du meilleur film animé en 2003 pour "Le Voyage de Chihiro", œuvre qui avait déjà été honorée deux ans plus tôt d'un Ours d'or à Berlin.

«Le vent se lève, il faut tenter de vivre»

Son dernier long- métrage, Kaze Tachinu (Le vent se lève), sélectionné pour la Mostra de Venise, raconte une partie de la vie d'un ingénieur aéronautique, Jiro Horikoshi, concepteur de l'avion de chasse Mitsubishi «Zéro», porte-étendard de l'armée de l'air japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Son film, empreint d'une intense poésie et de références ou de clins d'oeil à la culture européenne, entraîne le spectateur dans une métaphore sur la vie face à un avenir incertain: «Le vent se lève, il faut tenter de vivre», répète d'ailleurs le héros en français, citant Paul Valéry.

Dans un message publié à la Mostra à propos de son film, il écrit: «Approcher la beauté à un prix», comme en signe d'adieu aux jeunes générations.

Le trailer du «Vent se lève»:

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