Festival de Venise: «Gravity» donne le vertige aux critiques

P.B.

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Sandra Bullock et George Clooney dans «Gravity», Alfonso Cuarón, le 23 octobre 2013 en France.
Sandra Bullock et George Clooney dans «Gravity», Alfonso Cuarón, le 23 octobre 2013 en France. — WARNER BROS

Dans l'espace, personne ne vous entend hurler. Mais en ouverture du festival de Venise, mercredi soir, les oreilles d'Alfonso Cuarón ont vibré sous les applaudissements. Car les critiques sont quasi-unanimes: le dernier film du réalisateur de Children of Men, avec George Clooney et Sandra Bullock face à la menace d'une dérive intersidérale, est la claque attendue. Qui prendra d'assaut les écrans français le 23 octobre.

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La technique: «Ebouriffante»

Guillermo Del Toro et James Cameron avaient annoncé que Cuarón avait pris «des années d'avance» à la technique. La presse acquiesce. Pour Variety, Gravity marque «un retour à un sens de l'émerveillement et de la terreur au grand écran qui va impressionner les critiques et les spectateurs du monde entier». Selon The Hollywood Reporter, «ce film ébouriffant décroche la mâchoire», notamment par son plan-séquence d'ouverture qui s'étale sur 14 minutes avec une caméra qui virevolte autour de George Clooney et de Sandra Bullock, le globe terrestre, rassurant, en arrière-plan. Pour The Wrap, «grâce à la finesse de la 3D (le film a été converti en post-production, ndr), on a l'impression de flotter au milieu des débris spatiaux».

Le scénario: «Pas 2001»

Pour Indie Wire, Gravity «est avant tout un film de survie», avec les deux astronautes incarnés par Sandra Bullock et George Clooney qui tentent de ne pas dériver après l'explosion de leur navette. «Si le film est parfois plus introspectif que d'autres, il ne verse pas dans l’existentialisme de 2001: l'Odyssée de l'espace», écrit le site. Le critique du Daily Telegraph salue toutefois «une œuvre par moment profonde, une fusion furieuse de Michael Bay et de Jean-Paul Sartre». Seul le London Evening Standard juge le scénario «un peu mince».

Les acteurs: Seuls au monde

Angelina Jolie a refusé le rôle. Enceinte, Nathalie Portman a dû passer ton tour. C'est donc Sandra Bullock qui enfile le scaphandre et tient le film sur ses épaules, avec George Clooney, pendant 91 minutes. Selon ScreenDaily, «le charme et le cool de George Clooney fonctionnent mais il s'agit bien d'un film pour Bullock», pièce centrale du long-métrage. Si Le Guardian regrette «les cris inévitables» post-catastrophe, le Hollywood Reporter juge qu'il s'agit «du meilleur film» dans lequel elle ait joué.

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