«One Direction le film» plonge dans l'intimité du groupe

CINEMA Les fans seront à la fête. Morgan Spurlock, célèbre documentariste, a consacré un film à One Direction...

Caroline Vié

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Liam Payne, Louis Tomlinson, Zayn Malik, Harry Styles et Niall Horan
Liam Payne, Louis Tomlinson, Zayn Malik, Harry Styles et Niall Horan — Christie Goodwin TriStar Pictures

One Direction («1D» pour les fans), ce sont cinq garçons dans le vent, Liam Payne, Harry Styles, Zayn Malik, Niall Horan et Louis Tomlinson (voir vidéo). Ils ont terminé à la troisième place du «X Factor» britannique en 2010 et cartonnent depuis dans le monde entier. Morgan Spurlock, réalisateur de documentaires polémiques et engagés comme Super Size Me (2004) et Super Cash Me (2011) explique à 20 Minutes pourquoi il a accepté de réaliser One direction, le film (3D) sur ces jeunes Anglais et le phénomène qu’ils ont engendré.

Ce qui a motivé le réalisateur…

Morgan Spurlock est clair : il n’est pas vendu à la cause de l’industrie du disque. Le documentariste s’est juste passionné pour le groupe.

«Ils sont à une période unique de leur histoire et je trouvais passionnant d’essayer de comprendre pourquoi ils plaisaient tant à un public si varié. Après avoir fait des films sur l’éducation, c’est une autre façon de montrer la jeunesse actuelle.»

Pas de Spurlock à l’écran…

S'il était le sujet et l’acteur principal de Super Size Me (voir vidéo), Morgan Spurlock ne se met pas du tout en scène dans ce film.

«Il n’y a pas une seule image de moi à l’écran. Je ne suis pas le sixième membre du groupe et je ne me vois pas danser avec eux. Je me suis totalement effacé devant eux. Ce sont des garçons charismatiques qui sont incroyablement reconnaissants de ce qui leur arrive.»

Beaucoup de Spurlock derrière la caméra…

Le réalisateur a passé dix semaines avec le groupe de l’Angleterre au Japon.

«Je les ai d’abord suivis pendant leur tournée anglaise et je les ai filmés avec leurs proches.  J’ai aussi réalisé moi-même la captation 3-D du concert.»

La 3D, cette merveilleuse technique…

Habitué à des budgets tout riquiqui, le réalisateur n’en revenait pas de pouvoir profiter de seize caméras 3D et de 250 techniciens pour une captation de concert spectaculaire.

«Je pouvais multiplier les points de vue et tout voir en 3D sur mon moniteur. C’était des conditions de tournage exceptionnelles.»

Surtout ne rien louper…

Spurlock était contraint de se plier à des contraintes très précises en termes de date de sortie. Pas question de décevoir les fans en ne terminant pas le film à temps.

«Le plus difficile était de décider quand arrêter de tourner pour ne rien rater de capital. J’avais toujours peur de rater quelque chose d’important.»

De l’intime mais pas trop…

Il n’y pas de scènes sexy dans le film, ni de révélations sentimentales. Le cinéaste a préféré centrer son film sur les rapports des chanteurs avec leurs familles.

«Ils ont quitté leurs familles très jeunes puis s’en sont recréé une nouvelle avec les autres membres du groupe. Chacun comprend d’autant mieux les autres parce qu’ils vivent la même chose en même temps.»