Josh Hartnett : «La beauté est une arme à double tranchant»

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Flics ripoux, tueurs maniaques et starlettes à la dérive tout droit sortis des bas-fonds du Los Angeles des années 40 peuplent l'univers sombre et vénéneux du "Dahlia noir", adaptation très attendue du polar de James Ellroy réalisée par Brian de Palma.
Flics ripoux, tueurs maniaques et starlettes à la dérive tout droit sortis des bas-fonds du Los Angeles des années 40 peuplent l'univers sombre et vénéneux du "Dahlia noir", adaptation très attendue du polar de James Ellroy réalisée par Brian de Palma. — Rolf Konow AFP/Metropolitan

Josh Hartnett, acteur.

Etiez-vous un fan du roman de Ellroy ?

J'ai été emballé par le livre, mais ce qui m'a surtout motivé, c'est l'idée de travailler avec Brian De Palma. C'est exceptionnel de voir un cinéaste aussi virtuose du point de vue technique accorder autant d'attention à ses comédiens.

Comment De Palma dirige-t-il ses acteurs ?

Brian est exigeant parce qu'il a une conception très précise de son film. Cela semble aller de soi, mais ce n'est pas toujours le cas.

Avez-vous autant apprécié votre partenaire, Scarlett Johansson ?

Mes rapports avec Scarlett étaient différents de ceux que je peux entretenir avec Brian. Je n'en dirai pas davantage.

Trouvez-vous parfois votre physique avantageux handicapant ?

C'est une arme à double tranchant. Sans ma belle gueule, je ne serais peut-être pas là. L'important est de ne pas se laisser enfermer dans des personnages fades. J'espère que ma prestation dans Le Dahlia noir va démontrer que je ne suis pas qu'un beau gosse.

Comment vous voyez-vous dans une dizaine d'années ?

Comme maintenant, avec un peu plus de bouteille. Je gagne en maturité de film en film et n'ai jamais été aussi bien dans ma peau d'acteur.

Vous êtes plus heureux qu'au moment de Pearl Harbor ?

Je ne renie aucun de mes films. Pearl Harbor remplissait à 200 % son contrat de divertissement spectaculaire. C'est le film qui m'a lancé et je ne suis pas du genre à cracher dans la soupe.

Vous soignez votre image de gendre idéal...

Si je ne suis sans doute pas aussi lisse que les gens se plaisent à l'imaginer, cela ne me dérange pas d'être rangé dans la catégorie des braves types... dans la vie. Mais au cinéma, je n'aurais rien contre l'idée d'interpréter un méchant.

Recueilli par Caroline Vié

La mise en scène de Brian De Palma émerveille dans cette adaptation du best-seller de James Ellroy sur l'assassinat atroce d'une jeune actrice dans le Los Angeles des années 1940. Le mystère policier tourne au cocktail corsé d'érotisme et le charme opère pleinement malgré un dénouement un brin théâtral.