"Ce côté voyeur fait partie de ma conception du cinéma"

Recueilli par Caroline Vié

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Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le roman de James Ellroy?
C’est un livre sur l’innocence perdue et ce sujet m’a toujours passionné. Ellroy montre un côté très sombre de l’usine à rêves.
Si ce qu’il révèle n’est pas plaisant à voir, il y a aussi quelque chose de fascinant dans ce monde qui est moins "glamour" que celui que mettaient en valeur les magazines de l’époque.

Vous vous êtes bien entendu avec le romancier?
On s’est très vite retrouvé sur la même longueur d’ondes. On se passionne l’un comme l’autre pour les affaires criminelles. C’est sans doute pour cela aussi que l’histoire du Dahlia m’a passionné.
Elle est inspiré d’un fait-divers qui glace le sang. Le cadavre atrocement mutilé correspond à la réalité: je n’ai rien inventé.

Pourquoi montrez-vous toujours de jolies femmes déshabillées?
Parce que je préfère les filles aux garçons ! On me fait souvent le reproche d’apprécier les images sexy, mais ce côté voyeur est partie intégrante de ma conception du cinéma. J’aime faire rêver autant que trembler. Les deux sont complémentaires…

Est-ce pour cela que vous vous offrez une apparition sonore?
Cela m’amusait de jouer mon petit "Hitchcock" en prêtant ma voix à un réalisateur qui fait passer des auditions avec des méthodes un peu particulières.
Ce genre de types existe, mais je tiens à préciser qu’il s’agit d’une composition. Cette scène n’est pas autobiographique !

Retrouvez mercredi dans 20 Minutes l'interview de l'acteur Josh Hartnett, qui joue un jeune flic dans "Le dahlia noir"