Cinéma: Les rois de la petite reine crèvent l’écran

VIDEO Ces héros de films ne sont pas tous des champions, loin s’en faut, mais leur obstination aurait pu les transformer en dieux de la petite reine…

Stéphane Leblanc avec Thomas Lemoine pour la vidéo

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 Bourvil (à gauche) dans le film «Les Cracks» d'Alex Joffé (1968).
 Bourvil (à gauche) dans le film «Les Cracks» d'Alex Joffé (1968). — Nana Productions / Sipa

 

 

 

L’échappé

Lui, c'est un vrai champion: Sergio Castellitto dans Fausto et la Dame blanche d’Alberto Simoni (1995). L’acteur incarne Fausto Coppi, alors au sommet de sa gloire. Toute l'Italie l'adore, jusqu’au jour où le campionissimmo abandonne sa famille pour Ornella Mutti, mariée elle aussi… Une histoire vraie sur fond de rivalité cycliste, qui passionna et déchira l'Italie des années 1950.

Le maillot jaune

Bourvil étincelle dans Les Cracks d’Alex Joffé (1967). Inventeur de génie, il met au point le principe de la roue «libre», indépendante du pédalier. C’est un vélo «pour faire rire», expliquait l’acteur dans une interview. Mais son vélo lui permet de gagner la course, même si c’est «d’une drôle de façon», nuance-t-il.

Le maillot à pois

Benoît Poelvoorde a des hauts et des bas dans Le Vélo de Ghislain Lambert de Philippe Harel (2001). Coureur amateur élevé dans l’ombre du grand Eddy Merckx, engagé dans une équipe pro comme porteur d’eau, il endosse un vélo et gagne des points en grimpant le Ventoux par l'est, sur le Tour de France 1974… grâce au dopage, abordé ici pour la première fois au cinéma.

Le maillot vert

Vincent Pérez dans Je reste de Diane Kurys (2003). Le vélo, il le pratique à ses heures perdues. En amateur? Non, en maniaque obsessionnel. Sophie Marceau, son épouse, finit par en avoir assez, prend un amant et lui demande de quitter le domicile conjugal. Mais le pugnace et régulier Vincent Pérez va s’accrocher dans cette comédie à l’eau de rose, de la meilleure eau.

Le maillot blanc

Clovis Cornillac est le petit dernier à avoir pris son vélo pour faire comme ses idoles dans La Grande Boucle, de Laurent Tuel (2013). Viré de son boulot et plaqué par sa femme qui ne supporte plus son amour du vélo, ce fana veut réaliser la course seul avec un jour d'avance sur les pros. Mais avec à peine plus de 200.000 entrées en deux semaines, cette comédie n’a pas atteint les sommets escomptés au box office.

Le maillot animé

Ce maillot-là n’existe pas, on l’a inventé pour le meilleur cycliste de dessin animé, le plus courageux du moins et le plus obstiné. C’est Champion –c’est ainsi que l’appelle sa mère– dans Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet (2003). Un film peu amène avec les coulisses des grandes courses comme le Tour de France, entre dopage et corruption…


Bande Annonce : Les triplettes de Belleville par cineFA

Le coureur hors délais (et hors d’âge)

Jacques Tati dans Jour de fête (1949). OK on est loin des courses sportives, mais c’est le 14 juillet, en pleine période de Tour de France et on ne peut que saluer la longévité de ce facteur à vélo, dont la tournée «à l’américaine» a fait sourire des générations de cinéphiles. Et ce n’est pas fini: Jour de fête, son premier long-métrage, ressort le 24 juillet sur les écrans.