Nathalie Baye, marraine du Festival du film français au Japon

Caroline Vié

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Nathalie Baye au festival du film français à Tokyo, juin 2013
Nathalie Baye au festival du film français à Tokyo, juin 2013 — Unifrance

Nathalie Baye actuellement à l'affiche des Reines du ring de Jean-Marc Rudnicki, est la marraine du 21ème Festival du Film Français du Japon. Elle est également venue présenter une restrospective de ses films ainsi que Laurence Anyways de Xavier Dolan. Rencontre avec une ambassadrice à la classe internationale.

Avez vous l’impression de représenter la France en étant la marraine de la manifestation ?

C’est un grand mot. Disons que je me sens très française. Les étrangers aiment beaucoup la France et il arrive que certains de nos compatriotes soient grognons voire carrément impolis. Ce n’est pas l’image que je veux projeter. J’estime que je me dois d’être attentive aux autres. Cela ne me demande d’ailleurs aucun effort. Comme je suis une très mauvaise comédienne dans la vie courante, je me contente de me montrer naturelle.

Que ressentez-vous à l’idée de présenter une rétrospective de votre travail ?

Quand on accomencé à me demander de participer à des retrospectives je me suis dit «C’est le début de la fin», puis j’ai fini par prendre cela comme un hommage très agréable. En ce moment, je repense beaucoup à ma filmographie car je suis en train d’écrire un livre sur mon travail. La mémoire est très étrange. Les bons souvenirs me viennent plus facilement que les mauvais.

Ce festival vous semble-t-il important pour le cinéma français ?

Quand Daniel Toscan du Plantier l’a créé, il souhaitait à la fois promouvoir nos films à l’étranger et permettre au professionnels français de se rencontrer dans un cadre agréable. J’ai fait connaissance avec de nombreux réalisateurs dans ce type de manifestations ce qui ne serait pas possible dans la vie courante car nous travaillons tous sur des projets différents. Le festival constitue une expérience enrichissante.

Le public japonais est-il différent du public français ?

Je suis touchée par la gentillesse et le côté grâcieux des Japonais. Ils ont une approche très différente du cinéma. Je me souviens que François Truffaut était très ému de voir que La chambre verte était bien reçu ici alors que le film n’avait pas marché en France. La qualité d’écoute est très différente dans une salle japonaise. Ce n’est pas là qu’on entendrait des gens croquer du pop-corn à grand bruit.