La fabuleuse rivalité d'Azur et Asmar

©2006 20 minutes

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"Chez Mac Guff, la fabrication du film a occupé 40 à 70 personnes pendant 18 mois, cela représentait 11.000 journées de travail", dit Jacques Bled, Pdg de Mac Guff Ligne, rencontré dans ses murs, où trône une affiche géante du film.
"Chez Mac Guff, la fabrication du film a occupé 40 à 70 personnes pendant 18 mois, cela représentait 11.000 journées de travail", dit Jacques Bled, Pdg de Mac Guff Ligne, rencontré dans ses murs, où trône une affiche géante du film. — AFP

Michel Ocelot est passé maître dans l'art d'enchanter les spectateurs. Le créateur de Kirikou frappe encore un grand coup avec Azur et Asmar, l'histoire de deux frères de lait séparés par la vie. Le premier, blond aux yeux bleus, est le fils d'un seigneur tandis que le second, brun au regard de braise, est celui de leur nourrice. Leurs retrouvailles sur fond de chasse au trésor les transportent dans un univers magique tandis qu'ils espèrent gagner le coeur de la fée de Djins. Rivalités adolescentes et choc des cultures sont les thèmes centraux de cette fable. Bien que le scénario soit plus riche en péripéties que celui de Kirikou, la lumineuse simplicité et la générosité débordante d'Ocelot sont toujours aussi évidentes.

Dès les premières images, on est sous le charme de ce poème visuel, ode à un Orient luxuriant. L'infographie a permis au cinéaste de laisser libre cours à sa fantaisie pour les décors, les costumes, les bijoux et les créatures que rencontrent ses héros. On va d'émerveillement en émerveillement en visitant un marché, en croisant un oiseau géant ou en pénétrant dans la grotte de l'enchanteresse. La splendeur de l'ensemble ne doit pas faire oublier le propos du réalisateur, qui utilise cet écrin scintillant pour faire passer un message de tolérance, en appelant les différentes cultures à mieux se connaître et à s'apprécier. « Michel a su concevoir un récit accessible aux enfants et aux adultes », précise le producteur, Christophe Rossignon. Les bambins invités à la première, lors du Festival de Cannes en mai dernier, sont restés scotchés comme en plein rêve dès que la projection a commencé.

Caroline Vié