Arielle Dombasle dans des volutes d'«Opium»

CINEMA L'actrice et réalisatrice signe une fantaisie musicale en hommage à Jean Cocteau dont on fête les 50ans de la disparition...

Stéphane Leblanc

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Arielle Dombasle le 24 mai à Cannes pour son film "Opium"
Arielle Dombasle le 24 mai à Cannes pour son film "Opium" — Stéphane Leblanc / 20Minutes

«J’ai toujours aimé Cocteau. On a d’ailleurs dit de moi, que j’étais Coctalienne», s'exclame la comédienne Arielle Dombasle, auteur d'un film conçu en hommage au poète dont on commémore les 50 ans de la disparition, et qui sort ce mercredi, Opium.

Inspiré du journal que Cocteau a tenu pendant sa cure de désintoxication, après la mort du jeune Raymond Radiguet, ce film permet d'apprécier la fantaisie d’Arielle Dombasle pour rendre hommage au poète. Elle joue et elle chante, mais surtout elle invite du beau monde à l’écran : Hélène Fillières (dans le rôle de Marie-Laure de Noaille), Marisa Berenson (la Marquise Casati), Julie Depardieu (Nyx), Philippe Katerine (Nijinski), Audrey Marnay (Coco Chanel), Ariel Wizman (Tristan Tzara)… Des petits rôles, «mais tenus par des êtres inspirés», insiste Arielle Dombasle auprès de 20Minutes. 

Un cocktail, des Cocteau

A côté d’eux, plus conséquents et convaincants: Grégoire Colin en Jean Cocteau et Samuel Mercer en Raymond Radiguet. Le premier, silhouette déjà  voutée et visage émacié, apporte une ressemblance troublante avec le poète au dé où ilbut des années 1920, quand il était amoureux fou du jeune Radiguet. Samuel Mercier, comédien chez Josée Dayan, danseur à l’école de Pina Bausch et petit-fils de l’écrivain Roland Dubillard, donne à son personnage une incarnation légère et lumineuse.

Mais si les amis de Cocteau l’entourent ici dans une ronde des plus débridées, ses ennemis ne sont jamais loin… «J’ai toujours été surprise par les reproches que certains, comme André Breton, ont fait à Cocteau, raconte Arielle Dombasle. On l’a accusé d’être trop léger alors qu’il était en train d’inventer une avant-garde. C'est pourtant un artiste aux multiples facettes -un cocktail, des Cocteau-, qui rendait jaloux pas mal de gens !» Pour traduire cela, apporter de la légèreté à la férocité et à la douleur, rien de mieux que les volutes surréalistes et un rien frappadingues d’un film intitulé Opium.