Tout ce qu'il faut savoir sur «La Vénus à la fourrure» de Roman Polanski

CANNES Chaque jour, «20 Minutes» vous propose de réviser les films en Compétition sur la Croisette... Voici «La Vénus à la fourrure» de Roman Polanski...

Stéphane Leblanc

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Sélection officielle du festival de Cannes 2013: La vénus à la fourrure par Roman Polanski
Sélection officielle du festival de Cannes 2013: La vénus à la fourrure par Roman Polanski — FESTIVAL DE CANNES

Roman Polanski adapte une pièce de théâtre de David Ives inspirée de Sacher-Masoch, l’écrivain autrichien qui a donné son nom au masochisme…

Si le film m’était conté…

Alors qu’il s’apprête à quitter le théâtre où il a fait passer des auditions pour une pièce adaptée du roman de Sacher-Masoch, un metteur en scène tombe nez à nez avec une femme qui va le stupéfier…

Si sa sélection m’était expliquée…

Inutile de présenter Roman Polanski, déjà palmé d’or pour Le Pianiste. Si ce film, plutôt amusant, est en sélection, c’est aussi parce qu’on y trouve de multiples clins à la filmographie du réalisateur polonais, notamment ses premiers films : la robe de Tess, la veste du Bal des vampires, le couteau de Rosemary’s baby, le maquillage comme dans Cul-de-sac, le travestissement comme dans Le Locataire… En plus, la ressemblance physique de Mathieu Amalric est assez troublante…

Si on m’avait dit…

Roman Polanski jure ses grands dieux n’être point familier avec l’œuvre de Sacher-Masoch. On le croit volontiers mais on imagine qu’il s’est bien amusé avec cette histoire qui rassemble quand même pas mal de ses obsessions. C’est son agent qui lui a soumis la pièce de David Ives  l’an dernier… à Cannes justement. «Lis-ça, c’est ta tasse de thé», lui-a-t-il dit. En effet, un an plus tard, jour pour jour, le film est là, fin prêt, pour Cannes.

Si 20 minutes était juré…

Le film devrait se retrouver au palmarès. Pour sa la mise en scène, simple mais élégante. Ou pour ses interprètes, Mathieu Amalric au jeu tout en finesse (c’est d’ailleurs Spielberg qui a présenté Amalric à Polanski). Ou plus sûrement Emmanuelle Seigner, impressionnante en bombasse qui malmène son metteur en scène.