VIDEO. A Cannes, Dan Aykroyd parle (beaucoup) d’alcool et (un peu) de cinéma

SPIRITUEUX La star des «Blues Brothers» est à Cannes pour défendre le film de Steven Soderbergh… mais aussi pour lancer sa vodka en France…

Stéphane Leblanc

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Paris le 15 mai 2013. Dan Aykroyd acteur americain presente sa bouteille de Vodka Crystal Head Vodka en forme de crane humain en cristal.
Paris le 15 mai 2013. Dan Aykroyd acteur americain presente sa bouteille de Vodka Crystal Head Vodka en forme de crane humain en cristal. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Il court, il court, Dan Aykroyd. L’acteur mythique des Blues Brothers et de Ghostbusters, 60 ans, était à Paris mercredi et à Cannes ce jeudi... Il sera à Rome et à Milan la semaine prochaine. Non pas comme acteur, sa première passion, ni comme musicien, la seconde. Ni comme auteur ou producteur, ses troisième et quatrième métiers. Plutôt comme super VRP d’une marque de spiritueux qui se lance ces jours-ci en Europe.

La vodka Crystal Head, c’est le nom du breuvage, se présente dans une bouteille en forme de crâne. Dan Aykroyd a de faux airs d’Hamlet quand il la manipule. «Mon ami l’artiste John Alexander a dessiné une bouteille qui devait contenir du vin à l’origine. Mais le vin n’était pas bon», raconte-t-il. A la place, les deux amis y ont mis «de la vodka et la meilleure possible», obtenue grâce à une eau puisée à l’abri de la pollution au Canada, où il passe la moitié de son temps. Et surtout sans additifs, quand «tellement de vodkas bon marché contiennent du propylène glycol qui est un anti-gel pour en augmenter la viscosité, ou de l’huile d’agrume, pour en adoucir le goût.»

Tout juste un trait de vermouth blanc

La vodka, Dan Aykroyd la préfère pure, dans une formule moléculaire qui limite le nombre d’atomes de carbone. Tout juste ajoute-t-il un trait de vermouth blanc et quelques olives pour un dry martini qui ferait rougir James Bond. «Lui aussi le prépare avec de la vodka. Avec raison, le gin a un goût trop marqué». Les Rolling Stones ont roulé sous la table avant de la choisir pour accompagner le CD anniversaire de leurs 50 ans. Et les Russes, des connaisseurs, viennent de lui décerner une double médaille d’or devant 400 autres vodkas... Dan Aykroyd pourrait en parler pendant des heures, au risque d’oublier d’évoquer Ma Vie avec Liberace, film de Steven Soderbergh dans lequel il joue et qui sera en compétition le 21 mai à Cannes.

A défaut de pouvoir monter les marches ce jour-là, retenu comme bartender en Italie, l’acteur confie quand même avoir éprouvé «une vraie jubilation» à partager l’affiche avec Michael Douglas et Matt Damon. «Je suis très fier d’avoir tourné dans ce film où Michael Douglas est extraordinaire. J’adore son personnage, son exubérance, sa façon de revendiquer son homosexualité. C’est un très beau film sur le droit à la différence.» On en profite pour évoquer l’actualité du mariage pour tous. «Je suis surpris par l’ampleur des débats en France. Le mariage homosexuel est légal au Canada depuis 2005, c’est entré dans les moeurs et ça ne dérange personne.»

Le dirty martini de 11h30 du matin

Ce cocktail ressemble à celui que les cadres de Madison Avenue se faisaient servir en 1955 dans la voiture bar du train pour Long Island, «vers 11h30 du matin», assure Dan Akroyd. Sa recette est la suivante: 6 cl de vodka (Crystal Head, évidemment), un trait de Vermouth blanc (Noilly Prat de préférence), trois olives vertes, un trait de jus d’olive et un petit oignon frais légèrement écrasé. Remuez dans un shaker rafraîchi avec de la glace pilée et servez.