Cannes 2013: Et si on décernait la Palme d'or aujourd'hui?

CANNES Le Festival de Cannes commence mercredi. Ce mardi, nous sommes comme le jury de Steven Spielberg. Nous n'avons pas vu les films en compétition. Amusons-nous donc à deviner les prix en toute (mé)connaissance de cause...

Caroline Vié
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Annonce de la sélection du festival de Cannes, le 18 avril 2013.
Annonce de la sélection du festival de Cannes, le 18 avril 2013. — Francois Mori/AP/SIPA

Steven Spielberg a raison de se réjouir! Il va voir de bien beaux films avec son jury. Imaginons qu’il se soit conduit comme un journalise de 20 Minutes et qu’il ait consulté le programme pour composer un pré-palmarès. Vous êtes prêts? C’est parti! Rendez-vous le 25 mai au soir pour savoir si nos pronostics ont été justes.

Palme d’or: «Le passé» d’Ashgar Farhadi

Le réalisateur d’Une séparation est connu des Américains depuis qu’il a reçu l’Oscar du meilleur film étranger en 2012. Bérénice Bejo aussi depuis The Artist. Le sujet (un couple en instance de divorce fait le point sur sa relation et celles qu’il entretient avec son entourage) pourrait séduire Mr. President.

Prix de la mise en scène: Paolo Sorrentino pour «La Grande Bellezza»

Le réalisateur d’Il Divo est connu pour son sens de la réalisation virtuose. Sa maestria trouvera peut-être grâce auprès de maître Spielberg qui aimera sans doute cet hommage à Federico Fellini, tableau de l’Italie actuelle mettant en vedette le génial Toni Servillo.

Prix d’interprétation féminine: Kristin Scott-Thomas pour «Only God Forgives»

La comédienne est méconnaissable dans le film de Nicolas Winding Refn (Drive) où elle incarne une mère autoritaire résolue à venger son fils préféré. Steven Spielberg aime les comédiens caméléon (cf. Daniel Day-Lewis dans Lincoln). Qui sait s’il n’aura pas envie de la récompenser?

Prix d'interprétation masculine: Bruce Dern pour «Nebraska»

Alexander Payne (The Descendants) est un cinéaste cinéphile aimant passionnément les acteurs. Steven Spielberg aussi. Bruce Dern est un «vieux de la vielle» hollywoodien, dont ce road-movie autour d’un chèque convoité marque le grand retour. Il est fort possible que le jury honore celui qui donna la réplique à Robert Redford dans Gatsby le magnifique en 1974.