«Cloud Atlas»: Les Wachowski se réinventent

CINEMA «Cloud Atlas», un voyage dans les nuages...

caroline Vié

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Une narration explosée et des acteurs grimés pour cette fresque foisonnante.
Une narration explosée et des acteurs grimés pour cette fresque foisonnante. — WARNER BROS

En 1999, les frères Wachowski avaient tout simplement révolutionné le cinéma de science-fiction avec Matrix. Après deux suites fumeuses à leur chef-d'œuvre et un film ludique (Speed Racer en 2008), ils semblent enfin réinventer son cinéma dans Cloud Atlas, réalisé avec l'aide d'un troisième réalisateur, l'Allemand Tom Tykwer.

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Résultat: leur adaptation de Cartographie des nuages, best-seller de David Mitchell (Editions de l'Olivier, 24 €), est aussi excitante visuellement qu'intellectuellement.

Un spectacle stimulant

Les destins de six personnages séparés par l'espace et le temps s'y entremêlent pour donner un puzzle, dont la narration explosée et les acteurs grimés demandent une attention constante au spectateur. Une fresque foisonnante qui fait voyager entre 1849 et 2046, bâtissant des intrigues complexes autour de héros dont on ne comprend les rapports que progressivement.

L'ensemble, qui dure près de trois heures, constitue une véritable curiosité, en même temps qu'un spectacle véritablement stimulant. Bien malin sera celui qui sera capable d'identifier Halle Berry, Hugh Grant et Tom Hanks sous leurs divers déguisements. Heureusement, un générique final sous forme de trombinoscope clôt en beauté cette œuvre pharaonique, qui a été injustement boudée outre-Atlantique. Place à la grande aventure!