«La Bande des Jotas»: Marjane Satrapi passe du neuvième au septième art

CINEMA La liberté de ton de son nouveau film fait sourire...

caroline Vié

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La bande des Jotas film de Marjane Sartrapi.
La bande des Jotas film de Marjane Sartrapi. — URBAN DISTRIBUTION

Marjane Satrapi a choisi la liberté. La Bande des Jotas, filmé en numérique avec deux copains, suit le périple d'un duo de champions de badminton et d'une femme mystérieuse (Satrapi, elle-même irrésistible) poursuivis par des gangsters qu'ils exterminent méthodiquement sur les routes espagnoles. «Après Persepolis et Poulet aux prunes, j'avais envie de voir ce que donnerait un film conçu au fil de mon imagination avec une structure ultralégère.»

 Joyeusement foutraque

 On pense au Mariachi (1993) de Robert Rodriguez devant cette suite de gags potaches et de crimes pour rire. «Tourner cette comédie m'a permis de m'aérer la tête tout en me confirmant que j'avais des envies de cinéma», précise Marjane Satrapi qui envisage poursuivre les aventures de son trio à Istanbul et à Hongkong.

Avant, elle se sera envolée à Berlin pour réaliser The Voices, l'histoire d'un psychopathe assassin campé par Ryan Reynolds. «Je n'aurais jamais pensé tourner un scénario que je n'aurais pas écrit, mais celui-ci m'a conquise», dit-elle. Sa nouvelle passion pour le 7e art l'a éloignée de la bande dessinée. «J'ai découvert le plaisir de travailler en équipe», avoue-t-elle. Cette Bande des Jotas joyeusement foutraque donne envie de la suivre dans ses nouveaux projets.

La bande annonce:

 

 

Exposition

Marjane Satrapi s'est mise à la peinture. Ses toiles, superbes, sont visibles à la galerie Jérôme de Noirmont jusqu'au 23 mars prochain. «J'ai attendu de me sentir au point pour exposer», confie-t-elle. C'est fait.