Hollywood montre ses dessous

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C'est le 1er juillet 1934 que fut appliqué le code Hays. Il censure l'industrie du cinéma hollywoodienne du jour au lendemain en lui imposant des règles de bonne conduite. Adultère, nudité et prostitution, tous mis dans le même sac, sont interdits sous l'influence de lobbys catholiques extrémistes qui menacent de boycotter l'industrie. Le code fera sa loi jusqu'en 1968.

Avant cette date, les productions n'était pas bégueules du point de vue du sexe et la violence ! Les dix-sept films de l'ère pré-code que ressort Warner Home Vidéo sous l'intitulé «Forbidden Hollywood» (17 € le DVD) le démontrent par l'exemple prouvant que ces productions n'avaient rien à envier à celles d'aujourd'hui.

On a un petit faible pour Baby Face d'Alfred E. Green (1933), où Barbara Stanwyck gravit les échelons dans la banque qui l'emploie en usant et en abusant de ses charmes. Mais on peut préférerJames Gagney en producteur véreux entouré de personnages crapuleux dans Footlight Parade (1933) de Lloyd Bacon aux numéros musicaux sensuels chorégraphiés par Busby Berkeley. ■ C. V.