Vin Diesel, de la tête et des muscles

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Vin Diesel, qui a remplacé Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger comme figure numéro un du film d'action, a trouvé un rôle à contre-emploi de mafieux bedonnant dans le dernier long métrage de Sidney Lumet présenté mercredi au festival du cinéma américain de Deauville.
Vin Diesel, qui a remplacé Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger comme figure numéro un du film d'action, a trouvé un rôle à contre-emploi de mafieux bedonnant dans le dernier long métrage de Sidney Lumet présenté mercredi au festival du cinéma américain de Deauville. — Mychèle Daniau AFP
Vin Diesel délaisse les films d’action qui l’ont fait connaître pour jouer un mafieux vieillissant qui assure sa propre défense dans Jugez-moi coupable de Sidney Lumet (sortie le 13 septembre) sur le procès fleuve d’une bande de mafiosi.

Travailler avec Sidney Lumet était-il important pour vous ?

C’était comme d’être adoubé. J’avais l’impression de gagner mes galons d’acteur en étant devant la caméra d’un monsieur de 80 printemps qui a dirigé mes idoles : Paul Newman, Al Pacino et Sean Connery ! Je suis fier de ma carrière de star du cinéma d’action, mais on ne voyait pas vraiment mes qualités de comédien dans XXX ou Les chroniques de Riddick.

Avez-vous rencontré le gangster Jackie DiNorscio que vous interprétez ?
Il est venu me voir le premier jour du tournage. Il m’a dit que j’étais son premier choix pour le jouer car il sentait que j’avais le sens de l’honneur après m’avoir vu dans Fast and Furious. Jackie est mort trois semaines plus tard, juste avant que je tourne sa grande plaidoirie. Lorsque son entourage m’a dit que j’avais saisi sa personnalité et son apparence, j’ai été comblé.

Comment avez-vous élaboré votre look ?
Je subissais deux heures quotidiennes de maquillage et j’ai pris dix-sept kilos. Lumet prétendait que j’étais plus fier de mon gros ventre que de ma performance d’acteur. C’était aussi marrant de me voir dans la glace avec des cheveux.

Pensez-vous que ce film va marquer un changement dans votre carrière ?
J’espère qu’on va me prendre davantage au sérieux. Les gens oublient souvent que j’ai une formation théâtrale et que j’ai réalisé un court et un long-métrage avant d’être connu ! Jugez-moi coupable va être en lice pour les Oscars. Je ne rêve pas mais, si jamais je l’obtenais, ce serait une joie immense pour mon père, directeur de théâtre.

Caroline Vié