Noir comme le dahlia

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Tout le monde l’attendait et personne n’a été déçu : Le Dahlia noir de Brian DePalma rend justice au roman sulfureux de James Ellroy. Jeunes femmes dévêtues (Scarlett Johansson et Hilary Swank, excusez du peu !) et beaux gars virils (Josh Hartnett et Aaron Eckhart) y sont réunis au fil d’un enquête sur un meurtre brutal. Les filles n’étaient pas à Deauville, mais les garçons ont largement compensé leur absence. On a un faible pour James Ellroy, son look destroy et son franc parler. « J’ai fait le film pour l’argent, a-t-il déclaré à la conférence de presse. Le dahlia noir a été une opération rentable qui a financé mes deux divorces ! » Dont acte.

De Palma, fidèle à Ellroy et à lui-même

Le réalisateur a découvert le livre en 1992, mais ne pensait pas le porter à l’écran. « David Fincher était alors attaché au projet, se souvient-il. Ce n’est que quand il l’a abandonné que j’ai repensé sérieusement aux visions que m’avaient provoqué le livre. » Parmi elles, un cadavre mutilé particulièrement impressionnant. « Il ne sort pas de mon imagination. C’est bel et bien la réplique exacte du corps d’Eilzabeth Short, dont le meurtre a inspiré Ellroy. Je n’ai fait que reproduire la réalité plus atroce que bien des fictions. » De Palma a, gardé une petite surprise pour ses fans : une apparition de William Finley (le héros de Phantom of the Paradise et de Sœurs de sang) dans un petit rôle de tueur. « Quand j’ai eu besoin d’un type avec une gueule impossible, j’ai immédiatement pensé à lui bien qu’il ne fasse plus l’acteur depuis longtemps. »

Caroline Vié