«Arbitrage»: Richard Gere, grisonnant et fascinant

CINEMA Le nouveau film de l'acteur est un thriller finement mis en scène...

Caroline Vié

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Richard Gere dans Arbitrage de Nicholas Jarecki.
Richard Gere dans Arbitrage de Nicholas Jarecki. — M. ARONOWITZ/METROPOLITAN FILMEXPORT

Il y avait longtemps qu'on n'avait pas vu Richard Gere en si grande forme. La star d'American Gigolo (1980) et de Pretty Woman (1990) montre pourtant ses rides dans Arbitrage, thriller finement mis en scène par Nicholas Jarecki. «J'ai été fasciné par ce personnage qui accumule les mauvais choix dans sa vie et qui n'en revient pas quand ses mauvaises actions le rattrapent», déclare le comédien.

Il se révèle aussi séduisant que fascinant en homme d'affaires victime d'un accident qui coûte la vie à sa maîtresse, incarnée par Laetitia Casta. «Non seulement, c'est une excellente actrice, mais je l'ai trouvée très belle, dit-il. J'adore ses dents qui la rendent sexy en lui permettant d'échapper à la perfection.»

Gere s'est aussi laissé séduire par les méthodes de travail de Jarecki. «Bien que ce soit son premier film, il a fait montre d'une maturité étonnante. Il avait saisi la complexité de mon personnage de salaud subtil que les scrupules n'étouffent pas.» La performance de Richard Gere est pour beaucoup dans le plaisir éprouvé à le voir se dépêtrer de ses soucis financiers et policiers. On adore le détester!

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