«Les mondes de Ralph»: Le «Toy story» des jeux vidéo

ANIMATION «Les mondes de Ralph», tribulations d'un gentil méchant, plonge dans les arcades...

Caroline Vié

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« Il était impossible que notre film se déroule au sein d'un vrai jeu,  car cela aurait limité notre marge de création, mais on s'est fait  plaisir avec les citations. »
« Il était impossible que notre film se déroule au sein d'un vrai jeu, car cela aurait limité notre marge de création, mais on s'est fait plaisir avec les citations. » — DISNEY

Après nous avoir fait découvrir la vie des jouets dans la saga Toy Story, ce sont avec les coulisses des jeux vidéo que les créateurs de Disney s'amusent. «Sans John Lasseter, ce film n'existerait pas», explique Clark Spencer, producteur des Mondes de Ralph. «Avant Toy Story, les marques étaient réticentes à l'idée de participer à des dessins animés. Elles savent maintenant que nos films sont prescripteurs.»

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Le réalisateur Rich Moore, transfuge des «Simpsons», a mêlé univers de jeux totalement imaginaires et références cultes. «Il était impossible que notre film se déroule au sein d'un vrai jeu car cela aurait limité notre marge de création, explique-t-il, mais on s'est fait plaisir avec les citations.» Aucun accord financier n'a été conclu avec des firmes qui ont accepté de prêter leurs héros comme le fantôme de «Pac Man» ou Sonic. «Nintendo et Sony avaient bien entendu un droit de regard sur ce que nous faisions avec leurs créations, rapporte Moore. Mais la présence de stars était indispensable pour rendre nos personnages crédibles dans le monde vidéo-ludique.»

L'ancien et le nouveau

Les négociations étaient parfois l'objet de véritables casse-tête que Clark Spencer évoque avec une angoisse rétrospective. «Pour la réunion du groupe des méchants, on a discuté pendant des semaines pour décider de la taille de chacun de façon à ce que personne ne soit sous-représenté!» Des marques de bonbons et de biscuits sont aussi bien visibles. «Il n'a jamais été question de placement de produits, précise Spencer, mais nous ne nous interdisons pas de citer des marques si cela est cohérent avec le sénario!»

Après ce succès colossal (déjà 202 millions de dollars!), le réalisateur songe à de nouveaux héros. «J'aimerais bien inviter Mario le plombier, s'amuse Rich Moore. Nous n'avions pas un rôle à sa mesure pour ce premier volet.» Les stars invitées et les gags sont si nombreux qu'il est presque impossible de repérer tout le monde à la première vision. De quoi réveiller le joueur qui sommeille en chacun de nous.

A fond les manettes

Ralph, le méchant d'un jeu vidéo, part hanter les autres jeux dans l'espoir de devenirun héros. Il va y rencontrer Vanellope, gamine délurée rêvant de devenir pilote. S'inspirant librement de classiques comme «Donkey Kong», «Call of Duty» ou «Super Mario Kart», les as de chez Disney mutliplient les clins d'œil tout en signant une belle histoire d'amitié entre deux laissés-pour-compte. Mise en scène dynamique, enchantement visuel et animation hautde gamme sont au programme de ce plaisir ludique et familial.