«End of Watch»: Los Angeles, cité des anges et de tous les dangers

POLAR «End of Watch» fait partager le quotidien de deux patrouilleurs...

Caroline Vié
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Jake Gyllenhaal, flic de base dans les quartiers chauds de L.A. 
Jake Gyllenhaal, flic de base dans les quartiers chauds de L.A.  — S. GARFIELD/METROPOLITAN

Los Angeles, ville de rêves et de paillettes? Pas vraiment pour les flics de End of Watch, qui patrouillent les rues de la cité en risquant leur santé. Le réalisateur David Ayer (Bad Times, 2005) a grandi dans le quartier de South Central et ça se sent. Son film fleure le bitume, la sueur, la poudre et la peur, ingrédients d'un polar aussi nerveux que les doigts des délinquants sur la gâchette de leurs flingues.

Poulets sur le gril

On pense obligatoirement à des séries télévisées comme «The Wire» ou «The Shield» en prenant place à bord de la voiture des héros incarnés par Jake Gyllenhaal et Michael Pena. «Réalisme» était le mot d'ordre donné par David Ayer. Flic engagé comme conseiller technique et entraînement drastique pour les comédiens étaient indispensables pour ne pas trahir les policiers auxquels le réalisateur souhaitait rendre hommage.

>> La fiche du film par ici

Un tournage sous haute surveillance dans un coin chaud de la ville, puis un montage très haché communiquant la tension constante d'hommes en danger pèse sur ce polar efficace comme une chappe de plomb. David Ayer met le spectateur sur le gril en même temps que les poulets du film. On a chaud aux fesses avec eux.