Il était une fois un petit Maori

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Boy, de Taika Waititi.
Boy, de Taika Waititi. — LES FILMS DU PRÉAU

Couvert de prix dans de nombreux festivals internationaux, Boy de Taika Waititi mérite largement la réputation flatteuse qui l'a précédé ainsi que le triomphe qu'il a connu dans sa Nouvelle-Zélande d'origine. L'histoire d'un gamin maori des années 1980 confronté au brusque retour d'un papa idéalisé aurait pu tomber dans tous les clichés du mélo. Le réalisateur évite les écueils d'un cinéma indépendant trop classique en pimentant son récit de séquences d'animation et d'une bonne dose d'humour.
L'intelligence pétille dans ce film drôlement malin. Avant de signer cette chronique bourrée d'idées et de fantaisie, Taika Waititi s'est fait les dents à la télévision notamment sur la série « Flight of the Conchords » (2007). Il y a sans doute appris le sens du rythme, comme celui que son jeune héros a dans la peau quand il imite un Michael Jackson alors au sommet de sa gloire et de sa période « Thriller ». On tombe en affection pour ce gamin éperdu d'admiration pour un papa ex-détenu incarné par le réalisateur. Hors les superproductions de Peter Jackson, les films néo-zélandais sont trop rares sur nos écrans pour bouder ce moment de sensibilité.C. V.