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SharentingDe nouvelles mesures pour protéger les enfants sur les réseaux sociaux

Réseaux sociaux : La « vie privée » des enfants en voie d’être mieux protégée

SharentingCette loi votée par les députés vise à « responsabiliser les parents », mais aussi à montrer aux mineurs que « les parents ne disposent d’un droit absolu sur leur image »
Les logos des applications de médias sociaux, Facebook et Instagram.
Les logos des applications de médias sociaux, Facebook et Instagram. - Andrea Ronchini/Pacific Press/Sh / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les députés prennent les choses en main pour protéger les enfants des dérives que peuvent engendrer les réseaux sociaux. Ils ont adopté lundi des mesures pour protéger l’intimité des enfants dans l’univers numérique. La proposition de loi sur le droit à l’image des mineurs, portée par le député macroniste Bruno Studer (Renaissance), a été votée en première lecture à l’unanimité dans un climat consensuel, loin des débats virulents sur les retraites.

Le texte, qui doit désormais être examiné par le Sénat, vise à protéger les enfants des dérives de certains parents les exposant sans retenue, en particulier sur les réseaux sociaux. Une démarche appelée le « sharenting », contraction de « parenting » et « share » en anglais.

« Vie privée » de l’enfant

Le texte du député Studer introduit la notion de « vie privée » de l’enfant dans la définition de l’autorité parentale du Code civil. Il précise que le droit à l’image des mineurs est exercé en commun par les deux parents. En cas de désaccord, le juge pourra interdire à l’un d’eux de publier des images de l’enfant.

Dans des situations graves, la voie est même ouverte « à une délégation forcée de l’autorité parentale », permettant à un juge de confier à un tiers l’exercice du droit à l’image de l’enfant. Cette loi vise à « responsabiliser les parents », mais aussi à montrer aux mineurs que « les parents ne disposent d’un droit absolu sur leur image », a fait valoir le député.

La moitié des images finissent sur des forums pédopornographiques

Selon des chiffres cités par les parlementaires, un enfant apparaît en moyenne « sur 1.300 photographies publiées en ligne avant l’âge de 13 ans » et « 50 % des photographies qui s’échangent sur les forums pédopornographiques avaient été initialement publiées par les parents sur leurs réseaux sociaux ».


Des associations dénoncent des dérives, comme celles des « vlogs » familiaux (blogs vidéo) tenus par des parents faisant la course aux « likes » en exposant leurs enfants, en quête pour certains de revenus publicitaires, avec parfois des mises en scène dégradantes. Certaines images peuvent mener à du « cyberharcèlement » ou « compromettre leur crédibilité pour des candidatures scolaires ou professionnelles » futures, a souligné le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti qui a soutenu le texte « avec force et conviction ».

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