Baïnes sous surveillance à la Teste

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Toujours décontractés, mais surtout en apparence. Les trente CRS et sauveteurs de La Teste-de-Buch s'attendent à passer une saison mouvementée. L'été dernier, deux décès par noyade ont été enregistrés en Gironde (au Porge et à Lacanau-sud). « Mais cette année, le littoral va poser problème », souligne le lieutenant Jean-Bernard Rivet, le responsable des CRS-MNS de la côte atlantique. De nombreuses baïnes se sont en effet formées durant l'hiver. Un phénomène naturel qui laisse craindre « d'avantage d'accidents en dehors des horaires et des zones de surveillance ».

« Quand on est dans une baïne, il ne faut pas lutter sinon on s'épuise, rappelle-t-il. Il faut se laisser emporter jusqu'à en sortir et les vagues vous rabattront ensuite vers la plage. » Des conseils de prudence inlassablement répétés aux vacanciers qui, pour la plupart, « n'ont pas conscience du danger », note Jean-Jacques Cateau, adjoint au chef de poste du Petit Nice. « Avec 10 000 à 20 000 personnes par jour sur la plage, on est un peu comme des gardiens de troupeau », concède le chef de poste CRS-MNS à La Salie-nord, Samy Bouida. A chaque plage, enfin, ses petits accidents : malaises de personnes âgées au Pyla, fatiguées d'avoir gravi la dune ; accidents de parapente au Petit Nice et à la Lagune ; chutes dans des rouleaux de bord à la Salie... « La mode du kite-surf nous donne aussi beaucoup de travail », soupire Jean-Jacques Cateau.

Marion Guillot

« Petit bain » en occitan, la baïne est une cuvette séparée du large par un banc de sable et ouverte à son extrémité. A marée descendante, elle se vide et crée un fort courant vers le large. Idem à marée montante, lorsque le trop-plein s'évacue.