Vent de contestation à la clinique Saint-Martin

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La grève à la clinique Saint-Martin est reconduite. Depuis vendredi, près de 50 % du personnel soignant et administratif a cessé le travail. Les salariés de l'établissement pessacais revendiquent une augmentation de leur revenu basée sur celle du smic (+ 3,05 %) et le maintien de leur prime d'ancienneté.

Mais pour l'instant, les négociations entre syndicats et direction sont au point mort et l'activité de la clinique totalement désorganisée. En effet, les urgences de la main et le service des dialyses sont désertés et la maternité fonctionne au minimum. « Les césariennes sont redirigées vers Pellegrin. Nous avons fait peu d'accouchements car il n'y a que deux sages-femmes », explique Florence Guillouet, représentante CGT. Ainsi, depuis lundi le préfet a réquisitionné des salariés – dix-neuf hier et vingt-deux aujourd'hui – pour que les patients bénéficient de dialyses.

« C'est illégal, s'insurge Corinne Versigny, secrétaire générale de la CGT à l'hôpital Saint-André, qui soutient le mouvement. Pour recourir à la réquisition dans le privé, il faut prouver qu'on a tout essayé. » La CGT envisage d'ailleurs d'assigner le préfet en justice. La direction de la clinique s'exprimera aujourd'hui à l'occasion d'une conférence de presse.

Orianne Dupont