Le muséum de Bordeaux accueille des espèces venimeuses en bocaux

SCIENCES Des spécimens naturalisés de l'université Bordeaux II vont être transférés au muséum de la ville...

Elsa Provenzano

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Quelque 400 bocaux et flûtes contenant des reptiles et des amphibiens ont été confiés au muséum
Quelque 400 bocaux et flûtes contenant des reptiles et des amphibiens ont été confiés au muséum — S.ORTOLA/20MINUTES

Des serpents se retrouvent figés dans le temps, entortillés dans de gigantesques tubes à essais de 1,20 mètre de haut et de 3 cm de diamètre. C’est entourés de quelques uns de ces étranges bocaux que les représentants de l’université Bordeaux Ségalen et de la ville de Bordeaux ont signé une convention de dépôt, ce mardi, pour le transfert de la collection zoologique de l’université au muséum. Une petite partie des pièces les plus spectaculaires devrait être présentée au public, à la fin 2014, lors de la réouverture du muséum d’histoire naturelle de Bordeaux. Les différents spécimens, beaucoup de reptiles, des amphibiens et autres animaux vénimeux, étaient utilisés jusqu’à peu comme supports pédagogiques par le laboratoire de parasitologie-médecine tropicale de l’université Bordeaux II, auprès d’étudiants en médecine et en pharmacie. La refonte des programmes d’enseignements libère cette collection, constituée au début du XXe siècle par des médecins de l’école de la santé navale. Leur ambition était de mieux connaître les espèces dangereuses pour l’homme. Constituée de 400 flûtes et bocaux, la collection a été confiée à l’université en 1975.

Une collection de qualité

«Elle est en très bon état car elle a été bien entretenue par l’équipe du laboratoire de l’université», estime Nathalie Mémoire, directrice du muséum de Bordeaux. Les specimens sont conservés dans l’alcool, un procédé qui, selon cette spécialiste, permet de les garder intacts alors que la naturalisation des reptiles se révèle très difficile. Avec cette acquisition, le muséum enrichit sa collection de reptiles de plus d’un tiers.

Pour l’instant, les 400 pièces sont inventoriées et photographiées par l’équipe du muséum, avant de rejoindre le nouveau Centre de conservation des collections. « Nous actualisons notre base de données », précise Nathalie Mémoire. A la rentrée prochaine, grand public, scolaires, étudiants et chercheurs auront la possibilité de venir admirer les spécimens au Centre de conservation, uniquement sur rendez-vous.