L'ozone pointe le bout de son nez à Bordeaux

ENVIRONNEMENT La hausse des températures fait changer la nature des polluants environnants sur l'agglomération bordelaise.....

Mickaël Bosredon

— 

Capteurs pour mesurer la pollution de l'air, à Talence dans la banlieue bordelaise
Capteurs pour mesurer la pollution de l'air, à Talence dans la banlieue bordelaise — S.ORTOLA/20MINUTES

La hausse des températures ces derniers jours est en train de modifier l’atmosphère ambiante, provoquant l’arrivée de la pollution à l’ozone. «L’hiver est propice à la pollution aux particules fines, explique Hélène Roche Dallay, responsable de la communication à l’association de surveillance de la qualité de l’air en Aquitaine, Airaq. Tandis que l’ozone est le polluant que l’on retrouve principalement l’été.» Ce polluant secondaire est en effet le résultat de la transformation de polluants primaires dans l’atmosphère, sous l’effet du rayonnement solaire. L’indice de la qualité de l’air était hier de niveau médiocre sur Agen et Bayonne (niveau 6) et moyen (niveau 5) sur le reste de l’Aquitaine, en raison des particules et de l’ozone. L’indice devrait se stabiliser aujourd’hui, mais pourrait repartir à la hausse, notamment à cause de l’ozone. «Nous n’excluons pas un déclenchement d’alerte d’ici à ce week-end», anticipe Hélène Roche Dallay.

Niveau de particules identique à l’an dernier

Depuis le début de l’année, la valeur limite journalière de 50 microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3) pour les particules, a été dépassée une douzaine de fois sur les trois stations de fond (Grand Parc, Talence et Bassens), et une vingtaine pour deux des trois stations de proximité automobile (Bastide et Gambetta). La réglementation européenne, qui fixe ces valeurs, autorise ces dépassements 35 jours par an. Abaissé depuis le 1er janvier à 50 µg/m3 contre 80 auparavant, le seuil d’information et de recommandation sur l’agglomération a déjà été déclenché dix fois, et le seuil d’alerte, abaissé à 80 µg/m3 contre 125 auparavant, une fois.

«Pour résumer, précise Hélène Roche Dallay, le nombre de jours de pollution supérieure à 50 µg/m3 est à peu près identique par rapport à la même époque l’an passé, mais les déclenchements de seuils sont plus nombreux du fait de l’abaissement des niveaux, ce qui permet de mettre en place plus souvent des mesures préventives, comme la limitation de la vitesse automobile, et davantage de campagnes d’information pour la population».