Le temps presse pour la Sogerma

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Il est urgent d'agir. En défilant dans les rues de Bordeaux, au son d'une sirène d'ambulance, salariés de la Sogerma Mérignac, militants et élus, ont une nouvelle fois samedi manifesté leur colère. « Il nous reste moins d'un mois avant le comité central d'entreprise », dont l'ordre du jour sera la fermeture de ce site de maintenance aéronautique de 1 050 salariés, soulignait Jean-Louis Dauphin, délégué CFDT. A l'approche des échéances, le millier de manifestants qui a fait cause commune derrière la banderole de l'intersyndicale « contre les suppressions d'emplois », se montrait combatif mais pessimiste. « Actuellement, on recherche des solutions et on saura dans vingt jours s'il s'agit de promesses vagues ou concrètes », expliquait dans le cortège Michel Sainte-Marie, député maire PS de Mérignac. Seul, Hugues Martin, député maire UMP de Bordeaux, se montrait relativement satisfait : « On va tout faire pour s'en sortir. Le préfet est très mobilisé car il a reçu des instructions formelles de l'Etat. » De leur côté, les leaders syndicaux sont plus méfiants. « On a le sentiment qu'EADS essaie de se désengager et que les 300 emplois qui doivent être maintenus, ne sont pas pérennes », selon Vincent Loizeau, délégué CFE-CGC. Le seul rayon de soleil est venu d'une première réunion de travail, vendredi, avec le préfet de la Gironde, Francis Idrac. « J'ai rencontré un préfet à l'écoute qui avait le souci d'assurer la mission confiée par le Premier ministre », se félicitait Jean-Louis Dauphin. Une des pistes envisagée pour assurer la pérennisation de l'activité maintenance serait la reprise par une compagnie aérienne. « C'est la moins mauvaise des solutions à condition que ce soit une compagnie sérieuse et non une low cost », a prévenu le délégué syndical CFE-CGC.

Sophie d'Ambra

Une cinquantaine de salariés du laboratoire d'analyses Ruffié se sont joints à la manifestation pour protester contre les 69 licenciements envisagés sur les 143 postes que compte le laboratoire.